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 L'âme aux deux visages [Libre]

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Rebecca Sonja

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MessageSujet: L'âme aux deux visages [Libre]   Mar 31 Jan 2017 - 1:58

Il devait bien être aux alentour d'une heure du matin lorsque la brune parvint enfin a être seule. Tout au long de cette misérable journée, déjà, elle avait tenté en vain de s'échapper des griffes de son protecteur. Mais cette fois, elle avait persévérée. Cette fois, ses efforts avaient été récompensé. Elle pouvait enfin goutter un peu à une liberté solitaire, sans vraiment savoir où elle mettait les pieds. Les rideaux métallique d'innombrables magasins étaient clos depuis déjà un moment maintenant. Une fine brise venait caresser son visage, glaciale, typique d'un mois d'hiver. C'était sans compter sur la pluie qui sévissait désormais. Une personne normalement constitué n'aurait sans doute pas foutu ne serait-ce qu'un orteil au dehors vu la météo infecte. Et pourtant la brune, elle, se baladait là les mains dans les poches sans l'ombre d'un manteau. Elle trouvait cette pluie magnifique, mais sans doute était-ce parce qu'elle la subissait pour la première fois de sa vie. Elle décortiquait chacune de ces lumières se reflétant dans le liquide en chute libre, dévoilant à quiconque saurait assez observer de microscopiques arc-en-ciel flottant.

Elle quitta cette contemplation pour s'arrêter non loin, juste là où se trouvait le plus de luminosité. Juste de l'autre côté de la rue se trouvait un bar. Elle y observa un long moment ceux réfugiés en son antre, fit un pas, puis se ravisa finalement. Il n'y avait aucun intérêt à aller là, surtout qu'elle n'avait aucune motivation pour payer quoi que ce soit. La brune était certes curieuse, mais elle n'y voyait juste aucun intérêt. Pourquoi venir boire ici en payant lorsque l'eau est gratuite chez soit ?... Elle toussa légèrement, sans doute à cause du froid. Elle se décida à reprendre sa route pour quitter cette grande rue qui, sans aucun doute, était l'un des centre névralgique de la ville. Dès lors, les lumières se firent de plus en plus terne et les trottoirs finir par ne plus exister à mesure qu'elle s'enfonçait dans le quartier.

"Carli...eet"

C'était tout ce qu'il restait de visible sur le panneau en face d'elle. Coupé en deux, une partie avait complètement noirci sans que l'errante ne puisse en définir la cause. Avec cette pénombre, en même temps... Ca devenait vraiment difficile. Si elle voulait dresser un plan plus exacte du quartier, elle devrait sans doute revenir plus tard. Mais pour l'heure, un premier tour pour qu'elle puisse prendre ses marques était plus que bienvenue. Histoire qu'elle sache au moins où aller selon ses besoins, dirions-nous... Bien qu'au fond, elle s'était juste rendu compte qu'elle aimait marcher. Simplement marcher, rien de plus. C'était tout ce qu'il lui fallait pour le moment, alors qu'elle ressentait depuis quelques heures déjà un besoin pressant d'analyser ces derniers jours. Et pour ça, elle devait être seule ; sans celui normalement assigné pour la protéger.

Un bruit de verre suivit d'un léger ricanement attira son attention, juste sur sa droite. Une ruelle étroite et large de même pas trois mètres était engloutie entre deux bâtiments complètement tordus. Inconsciente de ce qu'il pourrait s'y trouver, elle traversa la rue sans prendre la peine de regarder... Mais s'arrêta avant de s'y engouffrer. Une sensation étrange commença à l'envahir. C'était comme si son instinct lui hurlait de ne pas y aller, c'était assez étrange. Elle jeta un regard environnant : Personne. Rien de plus qu'une énième vitrine de bar situé à quelques dizaines de mètres et les phares d'une voiture approchant. Elle haussa les épaules. Son instinct n'avait pas vraiment foutu les pieds dehors plus souvent qu'elle, alors que pouvait-il bien en savoir de ce qu'il s'y trouvait ? Et puis si ça se trouve, il ne s'agissait que d'un énième animal errant. Si c'était le cas, l'affaire serait très vite entendu...

Ce ne fut pas le cas. La brune eut à peine le temps de se faire engloutir par la pénombre que quelque chose lui attrapa son poignet gauche. Dans un même temps, un vêtement trempé -sans doute une manche- vint s'appuyer sur sa gorge et l'étrangère se retrouva plaqué dos au mur. Elle eut dès lors tout le loisir de ressentir froidement chaque millimètre de la façade poisseuse contre laquelle elle se trouvait. L'odeur des lieux n'avait également rien à envier... Mais il y avait plus urgent à réfléchir. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, sans n'afficher aucune crainte. Si ça se trouve, c'était simplement son "baby-sitter" qui l'avait retrouvé. Si c'était le cas, ce genre de réaction était parfaitement plausible... Après tout, elle ne doutait pas qu'il soit capable de violence passagère sous le coup de la colère - et l'échec. Malheureusement, ce fut tout autre chose.

Une petite flamme, vacillante sous la pluie, fut visible l'espace d'un instant. Alors qu'une personne sur la gauche semblait s'allumer une cigarette, l'autre décala son otage temporaire pour lui mettre le visage sous quelques faisceaux lumineux. Pour le coup... La jeune femme aurait bien préféré que tous restent dans l'ombre. Pour sa discrétion, déjà. Mais aussi parce que ces deux types n'égalaient même pas le plus laid des porcs. Elle dû d'ailleurs se faire violence pour ne pas glisser quelques remarques physiques. Il faut l'avouer : depuis sa sortie, jamais la pensionnaire n'avait vu plus hideux que ça. Jusque présent, du moins.

- Vous avez vraiment une étrange façon de saluer, dans ce pays, lâcha-t-elle en toute innocence.

La brune était totalement inconsciente, c'était certain. Ce duo ne lui voulait certainement pas que du bien mais, en même temps, elle ne connaissait strictement rien à cette vie. Alors peu importe ses analyses. Sans comparaisons concrètes, elle n'avait rien d'autre à faire qu'attendre et observer. Si elle posait encore problème à ceux la protégeant... Sans nul doute que ce serait finalement ces derniers qui finiraient par avoir sa peau, lassés de réparer ses conneries. Du coup, valait mieux éviter les dérapages inutiles.

- T'saluer ? cracha à moitié celui la tenant. Oh oui on va te saluer, et d'une façon bien personnel !

- Me tenir, c'est vraiment nécessaire pour faire ça ?

- He... Hein ?

- Lâchez-moi, et montrez-moi comment vous faîtes. Comme ça, je saurais comment saluer les gens à l'avenir.


A la déclaration de la potentielle future victime, les deux trentenaires en face semblèrent totalement désemparé. D'ailleurs, celui qui exerçait sa poigne sur la jeune femme relâcha totalement son emprise et se tourna pour jeter un coup d'œil à son comparse dont la clope avait glissé jusqu'au sol trempé. Ce dernier eut un sourire complice, avant de saisir quelque chose dans sa poche : un canif. Il pointa sa lame vers la brune aux cheveux trempés et s'avança juste assez pour lui mettre sur la jugulaire. La situation semblait juste surréaliste : le comportement de la victime était en totale contraste et rappelait sans mal l'attitude d'une élève assidue qui observerait son professeur. Non. Clairement, elle n'avait pas blagué sur ses propos précédents. Un fait qui n'échappa guère aux deux agresseurs luttant en leur fort intérieur pour savoir quoi répondre.

- 'Tends une minute... Tu serais pas l'une de ces gosses de riche surprotégé ? commença celui maintenant pression avec sa lame avant que l'autre n'enchaîne.

- Jackpot mec, j'parie qu'l'est vierge !

Les hommes semblèrent heureux de leur conclusion, si bien qu'il ne remarquèrent pas immédiatement l'expression de leur victime : une incompréhension totale. Perplexe, l'otage pencha légèrement la tête du côté de la lame, puis de l'autre, alors que ses réflexions fusaient dans son cerveau. Elle, une gosse de riche ? Elle ne savait même pas conduire. Surprotégé ?... Peut-être, mais pas de la meilleur façon qu'il soit. A ce jour, la jeune femme n'était même pas au courant du système monétaire existant dans ce monde qu'elle découvrait à peine. Sa vie s'était toujours résumé à des bouquins... Et quelques dialogues. Rien de plus, rien de moins. Mais en fin de compte, c'est un autre mot qui la fit cogiter durement, avant qu'elle ne laisse finalement tomber. Autant demander directement à la source : elle planta son regard droit dans les yeux sombres de celui au bras armé.

- C'est quoi, vierge ? Demanda-t-elle sérieusement.

C'était la question de trop. Le duo de raclures du se faire violence pour ne pas gueuler ; sans doute aurait-il été dommage de faire trop de bruit. Ils devaient songer qu'elle se foutait d'eux. Mais comment leur expliquer qu'elle ne savait rien de la vie ?... En fait, des trois personnes présentent dans la ruelle, il devint difficile de juger qui avait l'air plus idiot qu'un autre. En tout cas, ceux en marge de la société durent en avoir assez puisqu'ils passèrent aux hostilité... Sans avoir l'air d'y prendre le moindre plaisir, tellement il n'y avait aucune résistance. Chacun de leur mouvement étaient simplement guider par la rage.

Laissant perler quelques gouttes de sang, la lame du couteau se resserra dangereusement alors qu'une paire de main commença à se montrer baladeuse. La brune ne fut pas vraiment sûr de ce qu'il se passait mais, en tout cas, elle ne demeura plus inerte : ses mains s'occupèrent de l'arme blanche mal entretenu alors que l'un de ses genoux s'écrasa sur l'entre-jambe du mâle le plus proche. Dans une tentative pour se dégager, la lame râpeuse vint écorcher le dos de sa main droite. Mais alors qu'elle pensait s'en tirer, elle perdit bien vite ses illusions. En quelques secondes à peine, elle se retrouva à plat ventre avec pour unique possibilité celle de bouger la tête. Elle ne chercha pas vraiment à se libérer, mais opposa instinctivement une force suffisante pour les obliger à maintenir leur position. En attendant, une seule chose lui traversa l'esprit : Si seulement quelqu'un lui avait enseigner à se battre...
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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Mer 1 Fév 2017 - 16:12

* La longue soirée touchait à sa fin, le match de football américain avait animé le crépuscule en déchaînant les foules au sein du petit établissement de beuverie. Le vieux John s’était laissé embarqué dans l’euphorie et était resté bien plus longtemps qu’à son habitude, la météo ne donnant absolument pas l’envie de rentrer, lui qui était à pied. Son regard tomba sur son verre, et il se mit à regarder les bulles de sa bière. Ces petites sphères remontaient le récipient, cherchant sans cesse a s’échapper du liquide doré, à l’image de ses pensées. Cela devait faire une éternité qu’il ne s’était pas confronté à lui même, et les amis du soir s’en allant, son esprit pouvait retourner à l’élaboration de sa vie fictive où il serait riche et que tout irait pour le mieux. Se raccrocher a cet utopie décrocha un sourire a John qui se leva, porte feuille en main. *

Barman : Et voici ta note!

* La villa en bord de mer, les voitures de luxes et autres signes de richesses s’en allèrent un peu plus loin, devant le ticket de caisse. Le journaliste se souvint alors du « pourquoi » il avait prit l’habitude de rentrer à une heure fixe, le prix. Cette enseigne, loin d’être luxueuse, mais plutôt bien placée en ville, faisait payer son cadre, caché par la nuit et la pluie actuellement, et avait, en plus, du gonfler légèrement les notes de tout les clients, profitant de la grosse soirée grâce au match en tête d’affiche. Mais bon, il fallait s’acquitter de la ponction lombaire de 97$ !

C’est donc beaucoup plus léger que John sorti du bar, et prit une grande inspiration, levant la tête vers les nuages, laissant la pluie couler sur son visage, comme pour laver la honte de la facture salée du jour.
Le bruit d’un moteur le fit redescendre sur terre, et il regarda la voiture passer. Du coin de l’oeil, il vit quelque chose de plus insolite; des ombres s’engouffrant dans la ruelle, et ça n’avait rien d’amical. Pensant à une sortie de bar un peu houleuse, John décida d’aller jeter un oeil, histoire de calmer les choses si besoin est. Arrivé au coin de la rue, l’âme charitable du soir se pencha pour apercevoir ce qu’il se tramait, et surprise ! Cela n’avait rien à voir avec ce qu’il avait imaginé, il s’agissait de deux malotrus s’attaquant a une jeune femme.
Dégainant son téléphone, il s’engouffra dans la ruelle et prit immédiatement une photo avec flash. *

- Continuez, je suis certain que la police trouvera ça intéressant, ne vous gênez pas pour moi !

* Les deux agresseurs affichaient un air dubitatif, ne sachant probablement pas comment réagir. Ils semblaient de toute façon déjà plus ou moins perdus. Des génies de la nature visiblement. Mais ils regagnèrent leurs esprits et commencèrent a se montrer menaçant vers l’homme qui venait de les interrompre. *

Brigand armé : Tu vas voir, je vais t’ou..
John : Oh mon dieu ! Des hommes en veulent a mon corps, aidez moi !

* Lui coupant la parole en hurlant une absurdité, John savait que leur attention serait focalisé vers lui, permettant à la victime de s’enfuir, tout en avertissant d’éventuels passants, et comme le bar devait clore, il y en aurait surement. Dans tout les cas, il n’avait aucune envie de se battre, les murs de la ruelle commençaient a bouger tout seuls sous l’effet de l’alcool, il voulait simplement retrouver son lit. *

Brigand : On se retrouvera, viens Frank !
Brigand armé : IDIOT !

* «  Frank » asséna un coup de pied dans le dos de son partenaire avant de prendre la fuite dans l’autre direction, suivit peu après par son complice. John s’approcha de la jeune femme, et lui tendit la main. *

- Ca va aller ? Il va falloir soigner ça.. Vu leur hygiène faudrait pas que vous attrapiez une maladie..

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Jeu 2 Fév 2017 - 13:02

A cette intervention de l'étranger, la jeune femme ne sut plus vraiment comment se comporter. Elle n'avait perçut personne s'en prendre à lui, ne comprenant pas vraiment pourquoi il réclamait de l'aide. Il fallait avouer que le milieu urbain était nouveau pour elle, et ses exemples de fréquentations restreintes n'était pas forcément les meilleurs. Elle resta donc sur le sol et se contenta de pousser du pied l'un des deux hommes, avant de se tourner pour se retrouver en position assise. Ainsi, elle pouvait mieux observer ce qui n'était pour elle que des animaux dans le seul but d'en apprendre un peu plus sur les relations humaines. Mais raté : les deux l'ayant "salué" il y a peu prenaient déjà la fuite et le nouveau venu s'approchait déjà, ne lui laissant aucune possibilité d'analyse.

- Ca va aller ? Il va falloir soigner ça... Vu leur hygiène faudrait pas que vous attrapiez une maladie...

Il lui tendit une main qu'elle regarda un instant sans vraiment comprendre. L'idée de le plaquer au sol comme elle venait de le subir lui traversa l'esprit, mais elle se ravisa en songeant que ce type de "salutation" ne lui correspondait pas. Dès lors, réflexion faites, elle saisit la main qui lui était tendu sans demander son reste. Une fois sur pied, elle se frotta les vêtements comme pour en ôter une poussière inexistante avant de porter son attention sur celui qui venait de lui porter assistance. La mine de ce dernier faisait peine à voir, mais la cause demeurait difficile à identifier étant donné la météo. Elle s'essuya le visage d'un revers de manche, comme si ce geste pouvait l'aider à mieux voir, mais le résultat fut le même : impossible de dire si cet homme était en proie à un problème morale ou physique. Elle écarta alors toute possibilité de trouver une réponse par elle-même et eut finalement un faible haussement d'épaule après avoir regardé sa main, ignorant le flanc de son cou.

- A part les fringues, ça devrait aller, répondit-elle finalement. Mes vaccins sont plutôt bons, j'ai vu pire que ceux-là.

Bien que franche, elle ne songea pas un instant que sa dernière réplique puisse être interprété d'une toute autre façon. Dans son esprit il ne s'agissait que d'une histoire de symptômes - et donc, de médecine - si bien que l'idée de paraître pour une fille facile ne lui vint même pas en tête. Pour elle, ce n'était que de la logique ; le problème étant que sa logique n'était pas toujours compréhensible, voir même applicable pour ce monde qu'elle découvrait. Son regard dériva à nouveau sur sa tenue tandis qu'elle jurait intérieurement. Etrangement, cela la mettait assez mal à l'aise et lui donnait un goût amer de déjà vu. Le fait d'être resté une bonne minute a même le sol avait ôté toute imperméabilité à ses vêtements qui lui collaient désormais à la peau. Déstabilisé par quelques images du passé venant obscurcir ses songes, elle se fit violence pour passer à autre chose et mit ses mains dans les poches, avant de se tourner vers son interlocuteur.

- J'ignores où vous allez, mais je vais suivre. La solitude n'a pas l'air appréciable dans le coin.

Elle planta son regard dans celui du jeune homme sans se demander si cela le gênait avant de détailler chacun de ses traits physique. L'ingrate -il faut bien l'avouer, elle n'avait pas même eut un remerciement- le dévisagea ainsi, notant au passage une carrure dont la musculature semblait bien dessiné. Elle n'attendait pas de réaction particulière, mais purement et simplement qu'il bouge pour pouvoir lui emboîter le pas. Elle n'avait pas plaisanter, elle comptait vraiment l'accompagner sans lui avoir demander une permission. S'il refusait, bien sûr, elle ferait bande à part. Mais elle n'avait pas vraiment envie de continuer son escapade seule durant cette nuit. Et puis, ce ne serait pas véritablement une perte de temps ; elle pourrait agrandir cette carte de la ville qui se constituait lentement dans son cerveau. Ceci dit... Ne devait-elle pas apprendre à se socialiser ?...

- C'est un problème, peut-être ?

Aucune agressivité là-dedans : elle cherchait juste à faire un effort pour lui démontrer que le choix lui revenait. La réponse lui importait peu, au final... Si ce n'était pas lui, peut-être serait-ce quelqu'un d'autre au détour d'une autre rue. Et si elle ne croisait pas d'autres âmes errantes cette nuit... Et bien, elle aviserait !
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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Dim 5 Fév 2017 - 14:02

Jeune femme : - A part les fringues, ça devrait aller. Mes vaccins sont plutôt bons, j'ai vu pire que ceux-là.

* L'humour appréciable dans ces conditions, indiquait qu'elle allait selont toute vraissemblance bien. Ce qui rassura John, qui avait terminé de retrouver un semblant d'équilibre. Il salua brièvement son interlocutrice et commença à tourner les talons *

Jeune femme : - J'ignores où vous allez, mais je vais suivre. La solitude n'a pas l'air appréciable dans le coin.

* Un petit rictus s'afficha sur le visage de l'homme, il se tourna lentement vers la jeunne femme qui ne semblait pas rigoler. Mais il n'était plus du tout en état de peser le pour ou le contre. Son lit l'appelait, et ça devenait presque pressant. La pluie et le froid n'aidant pas, il s'aprétait a ouvrir la bouche quand elle surenchéri aussi tôt *

Jeune femme : - C'est un problème, peut-être ?

* Problème, non, mais tellement soudain que John ne savait plus du tout où se mettre.. Avait il été dans une grotte ces derniers temps qu'il en a même perdu la notion de la vie actuelle ? Il ne lui semblait pourtant pas.. Mais elle semblait paumée. Comme si elle venait de débarquer, ce qui semble logique vu son agression. N'importe qui du coin aurait su que ce n'était pas forcément sûr la nuit aussi tard. *

- Absolument pas, si dormir sur un vieux canapé ne vous gênes pas..

* En temps normal , il aurait propossé son lit, mais le déroulé de la soirée était trop étrange pour laisser son matelas de rêve. Il entamma la marche en lançant le fameux signe de tête universel indiquant " suis moi ". Après quelques pas il se tourna pour s'assurer qu'elle suive il reprit la parole *

- C'est pas très loin, mais avec la pluie vaut mieux se dépêcher... Mais juste une chose, je m'appelle John, et toi?

* Il tendit la main pour conclure les présentations *

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Dim 5 Fév 2017 - 20:44

- Absolument pas, si dormir sur un vieux canapé ne vous gênes pas...

Bien qu'elle eut envie de répondre, elle préféra s'abstenir. La jeune femme n'avait jamais mentionné le fait de dormir chez lui mais simplement de le suivre histoire de ne pas découvrir la ville seule. Cependant, il restait vrai que les personnes croisés plus tôt suffisaient à lui faire penser que trainer sous la lune ne lui apporterait que des problèmes. D'une certaine façon, peut-être cette précision la soulagea-t-elle cependant, elle dormait la plupart du temps à même le sol. Cette nuit ne ferait sûrement pas exception histoire d'éviter au mieux ces désagréables souvenirs que pourrait lui faire remonter le mobilier. En y repensant, ce qui était un confort pour les gens normaux ne l'était pas vraiment pour elle. Vraiment... Elle ne se sentait pas simplement étrangère mais avait carrément l'impression de venir d'une autre planète, parfois. Son regard se posa sur le dos de l'inconnu qu'elle se mit à suivre en silence. Si elle avait ses raisons d'être nocturne, elle se surpris à songer à celles qu'avaient pu avoir le brun pour braver cet météo.

- C'est pas très loin, mais avec la pluie vaut mieux se dépêcher... Mais juste une chose, je m'appelle John. Et toi ?

La jeune femme observa la main un instant sans vraiment comprendre. Cette dernière, vide, lui signifiait qu'il ne lui donnait rien. Souhait-il qu'elle, en ce cas, lui donne quelque chose ?... C'était sûrement ça. La brune ne lui serra donc pas, pas plus qu'elle ne lui donna son identité. Après tout, son nom n'était pas obligatoire et de toute façon, il valait sans doute mieux demeurer une inconnue pour le moment. Sait-on jamais ?... Après tout, elle ignorait pour qui il travaillait et préférait ne pas gaffer sur le sujet. Et puis, ne pas répondre dans l'immédiat lui permettait aussi d'inventer un nom qu'elle serait elle-même capable de retenir. Si elle se faisait appeler de la première façon lui passant par la tête, elle pourrait bien l'oublier et ne pas répondre lorsqu'il le citerait pour s'adresser à elle.

- Vous suivre est payant ? déclara-t-elle naturellement en lui montrant cette main qu'il lui tendait.

Clairement, elle n'avait juste pas compris qu'il s'agissait de présentations. Elle avait analyser ce geste comme une demande de versement sans se demander quoi que ce soit. C'était juste tout à fait naturel en ce qui la concernait. Là d'où elle venait, l'on avait rien sans rien. Et plus la demande était importante, plus le prix était élevé. A quel point le suivre était-il quantifiable ?... Elle sembla réfléchir une seconde alors qu'elle jetait un regard alentour, comme pour s'inspirer de cette étrange atmosphère régnant sur la ville. Finalement, elle eut un hochement de tête pour elle-même puis posa un genoux à terre. Ses mains relevèrent alors un pans de son pantalon, dévoilant une fine lame sanglé sur le flanc de son tibia gauche, démontrant qu'un peu plus tôt elle aurait peut-être pu se défendre seule si elle l'avait souhaitée. La brune s'en saisit sans hésitation avant de se redresser pour tendre son bras droit au-dessus de la main du nommé John, sans la moindre agressivité. Dès lors, le métal vint trancher sa chair avec rapidité et le liquide pourpre à l'odeur si particulière commença lentement à se déverser sur la main masculine. A cet instant, elle ne comprit pas l'expression du jeune homme. Ce mouvement était parfaitement normale en ce qui la concernait et, comme un signe trahissant ses habitudes, son visage demeura totalement impassible. Ni tremblements, ni crispations. Elle n'avait pas même serré les mâchoires pour contenir une éventuelle douleur. Au lieu de quoi, elle pencha légèrement la tête sur le côté et conserva son bras mutilé tendu, alors que celui armé retombait le long de son corps.

- Ce sera suffisant, comme versement ? Demanda-t-elle sans la moindre gêne.
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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Lun 6 Fév 2017 - 12:03

Jeune femme : - Vous suivre est payant ?

* En temps normal, ce serait plutôt a John de demander ça, la question l'avait un peu destabilisé, et il tentais de retrouver ses esprits, la douche froide permanente l'aidait un peu. Mais avant qu'il ne pu amorcer une réponse, la jeune femme sortit un couteau d'un peu nulle part, pourquoi ne s'en était elle pas servit pour se défendre ? Etait-ce une sorte de jeu ? Un test ?

Les idées fusaient dans l'esprit de John mais d'un coup, le blanc complet. Il devait avoir la gueule béante devant le sang qui coulait sur sa main, puis au sol. Elle venait de s'ouvrir le bras. Elle s'était putain d'ouvert le bras sans raison. Qu'est ce qui lui est passé par la tête ?! *

Jeune femme : - Ce sera suffisant, comme versement ?

J'ignorais que je ressemblait a un prêtre vaudoo..

* Les nerfs semblaient prendre le dessus, la main de John se crispant par intermitence, il appliqua une pression sur le bras de la jeune fille, et se demandait au fond de lui s'il devait la frapper ou non. Mais la raison commençait a revenir. C'est presque comme si elle avait souhaité que ce soit John, qui sauf erreur l'avait tiré d'un mauvais pas, qui soit accusé d'agression ! Et elle avait bien choisi son endroit la bougresse, après un rapide coup d'oeil, il ne semblait n'y avoir ni témoin, ni caméras de sécurité.. Le soupir qui s'en suivit fut long. *

- Il va falloir soigner, ça... Aussi...

* Soit elle venait complètement d'un autre monde, soit John se faufile dans le pire traquenard du monde. Et il ne savait pas vraiment lequel il préférait... Les deux solutions semblaient aussi tordues l'une que l'autre. Nouveau soupir. Mais il fallait bouger. Heureusement la pluie effacerait les éventuelles traces de sang. Au moins il serait plus difficile de suivre la trace jusqu'a son appartement.

La main toujours sur le bras de la jeune fille, il ressera la pression et la tira, sans trop forcer, le but n'était pas de la kidnapper ou la faire tomber, juste la guider, avec un peu de force, la patience de John, entammé par l'alcool, touchait a sa fin. *

- Heureusement, ce n'est pas loin... Mais je suis pas sur d'arriver a dormir après ça. Il va me falloir de sacrés explications pour m'éviter d'appeler l'asile a la première heure demain.

* Peu de chance qu'il le fasse réellement, elle ne semblait pas folle en soit. Peut être avait elle été droguée ? Une drogue peut détruire un esprit, ce serait logique. Mais elle manquait des aléas des effets de drogues.. John espérait qu'après une bonne nuit de sommeil, les esprits de la jeune femme seraient revenus à elle. Si elle ne se tranche pas la gorge dans la nuit pour le remercier d'offrir un toit... *

Et je n'ai toujours pas son prénom...


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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Lun 6 Fév 2017 - 19:15

Devant la réaction du brun, la jeune femme se demanda à quel point elle venait de gaffer. Tout comme lui, elle eut un soupir de dépit alors qu'il restait fixé sur le liquide pourpre se mélangeant à la pluie battante. Quelques secondes de silence furent nécessaire pour que l'improbable duo retourne à la réalité de la situation. Elle amorça un geste de recul alors qu'il saisissait son bras droit, mais se ravisa devant l'absence de violence de son interlocuteur. Elle le laissa faire, sans vraiment savoir s'il maîtrisait ses gestes. Malgré toute la dureté de son regard, quelque chose de plus subtile perçait. Une faible lueur qu'elle n'aurait su vraiment décrire. Ceci dit... Il semblait se méfier d'elle autant qu'elle se méfiait de lui. A croire que tous les deux avaient quelque chose à cacher. Elle souffla légèrement alors qu'il resserrait son étreinte. Dans le pire des cas, elle pourrait toujours s'enfuir. Ou s'y prendre d'une façon plus subtile et d'abord le mettre en confiance... Aucune chance. Elle ne savait pas assez de choses sur sa nouvelle existence pour se mettre qui que ce soit dans la poche. Plus tard, peut-être. Mais pour le moment... Cette nouvelle vie était vraiment d'une complexité à en faire mal au crâne.

Le brun la tira soudain en avant. Son pieds coula dans une large flaque d'eau sans qu'elle ne se préoccupe des éclaboussures : elle était déjà trempé, alors ça ne faisait aucune différence. Elle eut un peu plus de mal avec son équilibre suite à la plaque d'égout glissante et la soudaineté du geste, mais ne montra aucune opposition. La poigne du jeune homme demeura ferme sur chaque mètre parcouru. Il semblait... Enervé ? Ou tout du moins quelque chose s'en rapprochant. Mais telle une enfant, l'étrangère ne comprenait toujours pas ce qu'elle avait bien pu faire de mal. Alors qu'il la trainait derrière lui, elle n'avait toujours pas lâché son couteau mais ne montra aucune intention de s'en servir. Dès lors, sans vraiment le vouloir, elle se mit à regretter d'être sortie de sa prison blanche. Là-bas, au moins, il n'y avait pas autant de règles et de façon de faire. Il n'y en avait même qu'une seule : obéir, ou subir. Ici... Tout était vraiment différent. Même si son passé était un enfer, il lui sembla pourtant avoir une zone de confort. Quitter ce que l'on savait, tout délaisser, ce n'était finalement pas si simple... Elle se demanda même si elle pourrait surmonter cela un jour et s'adapter, ou si elle resterait ce pantin qu'elle avait toujours été. La liberté, en fin de compte... Avait un prix bien plus élevé qu'elle ne l'avait cru.

- Heureusement, ce n'est pas loin... Mais je suis pas sûr d'arriver à dormir après ça. Il va me falloir de sacrés explications pour m'éviter d'appeler l'asile à la première heure demain.

La jeune femme ne sut quoi répondre dans l'immédiat. Pour sa part, elle ne se voyait pas dérangée mais... Et si elle l'était vraiment ? Après tout, cela pourrait bien expliquer qu'elle soit autant en dehors des codes de conduite habituelles. Oui, bon... Elle était loin d'être folle. Mais peut-être prétendre l'être pourrait-il aider à se faire une place ?... Elle renvoya très vite cette idée qu'elle estima des plus mauvaise. Elle n'avait aucune envie de se retrouver dans un asile, bien que ce soit toujours mieux que ses traitements passés. Cependant, sa façon de faire et d'être était clairement dérangeante et ce n'était pas la première fois qu'elle le remarquait. Il lui faudrait absolument travailler ça, bien qu'elle ne sache vraiment comment. En tout cas, elle se promettait au moins de ne pas faire deux fois la même erreur... Du moins avec lui.

- Je ne penses pas avoir besoin d'un asile. Ceci dit... C'est vrai que les coutumes du coin me sont totalement inconnu, fini-t-elle par lâcher après quelques minutes.

Un éclair déchira le ciel, rapidement suivit du grondement d'un tonnerre. Elle aurait apprécié observer cette zébrure colorer les nuages l'espace d'une seconde, mais la situation ne s'y prêtait pas vraiment. Elle garda le silence et se contenta de suivre durant tout le trajet restant. Le faux couple s'arrêta finalement dans une énième rue. Ce quartier-ci semblait bien plus ordonné et cohérent que celui où elle avait rencontré le nommé John. Bien moins sinistre, même s'il ne s'agissait pas d'un lieu huppé. Au moins, les bâtiments étaient entretenu. Restait à voir l'intérieur, maintenant...
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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Mer 8 Fév 2017 - 11:02

Jeune femme : - Je ne penses pas avoir besoin d'un asile. Ceci dit... C'est vrai que les coutumes du coin me sont totalement inconnu..

- Les coutumes du coin ?.. Qu..

* Alors qu'ils arrivaient devant la résidence de John, l'annonce de la brune le laissa quelque peu pantoi. Et il y avait de quoi, les " coutumes " en questions n'en étaient pas, c'était simplement du bon sens.. Mais il laissa cette information de côté, le temps de traverser les couloirs pour arriver a son appartement, au fond. Il ouvrit la porte qui donnait directement sur un nouveau corridor, bien plus court. La chambre était visible directement en face, sur la droite, succintement les toilettes et la salle de bain. Le couloir était ouvert juste avant la chambre pour donner sur le salon/salle a manger avec cuisine ouverte. De toute évidence, John n'attendait aucune visite devant le désordre sommaire, mais invita la jeune femme dans le salon après avoir fermé l'entrée derrière elle.

L'homme fonça dans la salle de bain pour aller chercher des serviettes afin de sécher les deux nouveaux meilleurs amis, et une fois dans la pièce a vivre, lui lança le bout de tissu. Mais la vision de la blessure lui rafraichissa la mémoire. Il tourna les talons et retourna dans la salle de bain, prendre de quoi désinfecter et de faire un bandage, sans oublier quelques cachet contre la douleur, au cas ou.

De retour devant la jeune femme, il posa le tout sur la table basse. *

- Ce sont des antidouleurs, si jamais tu as besoin. Tu sais te faire un bandage ?

* Il ne voulait pas la brusquer, mais une fois "stabilisée" il allait falloir parler des " coutumes " du monde qu'elle semblait ignorer... Si c'était pas une boutade de sa part, d'ou elle vient ? Et qu'est ce qu'elle aurait bien pu vivre pour ignorer jusqu'a presque totalement le fonctionnement du monde civilisé ? En attendant, il alla vers le frigo, sorti une bouteille d'eau et pris deux verres. Il posa le tout sur la table basse et versa le liquide dans les deux récipients et s'empressa d'engloutir celui qui lui était destiné. *

- Ces émotions m'ont donné faim.. Tu veux quelque chose ?

* Il n'avait pas grand chose a offrir, mais il devrait pouvoir se débrouiller. Il devait avoir de quoi faire ses " meilleures pâtes du monde ", autoproclamé, avec probablement quelque chose en sauce à côté.. Ca prendrait quelques minutes a tout casser. *

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Mar 14 Fév 2017 - 23:59

La jeune femme avait emboîté le pas sans prononcer le moindre mot, se contentant de noter le moindre détail du chemin parcouru. Elle avait finalement fini sa route en s'asseyant a même le sol, juste entre une table basse et un canapé contre lequel elle s'était adossé. Non pas qu'elle ignorait pouvoir s'asseoir dessus, mais plutôt que l'idée ne lui avait même pas effleuré l'esprit. La fatigue, sans doute... Ou sa perte de sang récente la rendait complètement stone, au choix. Elle observa un peu les choses autour d'elle, notant au passage la présence de quelques cadavres de bières lui laissant penser que le propriétaire vivait sûrement seul. La serviette lui atterrissant en plein sur la tête ne la perturba pas plus que ça et elle continua son inspection silencieuse tout en utilisant cette dernière pour sécher brièvement ses cheveux. Finalement, le brun revint vers elle et déposa tout un tas de choses juste devant son nez.

- Ce sont des antidouleurs, si jamais tu as besoin. Tu sais te faire un bandage ?

En guise de réponse, la brune hocha simplement la tête. Ce genre de mouvements avait, à une époque, fait parti intégrante de son quotidien. Elle n'avait certes aucun diplôme, elle était pourtant certainement bien meilleur que la plupart des médecins du coin. Tuer sans état d'âme n'avait pas été la première chose qui lui ai été donné de faire. En réalité, à la base... Elle soignait. Pas simplement des membres du personnel, mais aussi et surtout des pauvres victimes que l'on pourrait sans mal qualifier d'otage. Elle entendait encore leur hurlement, bien que lointains, et d'inaudibles murmures pourtant malsains. La jeune femme ne les sauvait pas vraiment, en fin de compte. Disons plutôt qu'elle était chargé de prolonger leurs souffrances. Faut dire : la torture n'aurait aucun effet sur un cadavre. Elle avait donc remise sur pieds un nombre incalculable de personne et si un point de vue extérieur aurait pu souligner que c'était louable, c'était en fait tout le contraire. Elle n'avait fait qu'allonger leur agonie, leur donnant parfois de faux espoirs de fuites. Mais finalement... Tous finissaient par mourir, qu'ils aient livré leurs secrets ou non. Et ça ne l'avait jamais dérangé. La mort était de toute façon la finalité de tout être humain, non ? La seule différence, c'était l'heure et le jour. Pour le reste, il n'y avait que quelques chanceux pouvant se permettre d'en choisir la manière.

L'étrangère souffla légèrement comme si ce simple fait l'aidait à chasser ses pensées. Elle observa le matériel posé devant elle durant plusieurs bonnes secondes, avant de finalement agir. Si le brun en face d'elle enquilla son verre en un temps record, pour sa part, elle se servit de l'eau non pas pour s'hydrater mais pour effectuer un nettoyage sommaire de sa plaie récente. Une fois fait, elle tamponna légèrement avec la serviette puis la laissa tomber à même le sol avant d'ouvrir les produits à sa disposition. La plaie était plus importante qu'elle ne l'avait pensé au départ, si bien qu'elle songea à effectuer quelques points de suture. Une pensée bien vite refoulé puisqu'elle doutait avoir le nécessaire dans cet appartement. Elle désinfecta minutieusement, prenant soin de ne pas empirer les choses, puis plaqua quelques compresse imbibé. Une fois fait, elle déroula légèrement la bande et posa l'entame sur les carrés de tissu, maintenant cette dernière à l'aide de son menton. Elle s'assura ainsi de bien resserrer les bords de sa blessure avant d'effectuer son bandage dans un calme parfais. Pas une fois elle ne fit la grimace ou n'afficha autre chose que du professionnalisme – si l'on peut qualifier ainsi son absence d'émotion. Lorsqu'elle eut fini, elle effectua quelques mouvements de poignet et plia plusieurs fois son coude pour s'assurer qu'il n'y aurait aucune gêne occasionné. Dès lors, son regard se posa enfin sur celui dont elle avait fait une totale abstraction ces dernières minutes. C'est vrai, maintenant qu'elle y pensait... Ne lui avait-il pas proposé à manger ?... Pas tellement sûr, mais ça lui disait vaguement quelque chose. De toute façon, elle n'avait pas faim et quelque chose la dérangeait vraiment. Ce regard interrogateur qu'il figeait en sa direction ne lui plaisait aucunement, si bien qu'il valait mieux y mettre fin rapidement.

- Hm..., réfléchit-t-elle rapidement avant de trouver une explication plausible. Disons que j'ai dormi pendant trop longtemps et que... Et bien, le coma doit avoir quelques effets secondaires indésirables sur la mémoire, je supposes.

Elle n'était pas sûr de pouvoir le convaincre ainsi, mais ça valait le coup d'essayer. Des cas existaient vraiment bien qu'ils soit rare, mais... Au point de ne rien savoir du monde civilisé, pas même quelques salutations, c'était à prouver. Maintenant, soit le dénommé John s'y connaissait et elle devrait trouver de très bon arguments, soit il n'était pas du domaine et elle serait tranquille. Libre à lui de faire des recherches pour vérifier ou non, c'est sûr, mais elle espérait être loin si ça devait arriver. La jeune femme ne se voyait pas vraiment expliquer ses conditions de vie passé, et elle en avait de toute façon l'interdiction. Ou du moins, on lui avait fortement déconseillé bien que le choix final lui revienne. Pour le moment, l'amnésie et le coma lui paraissaient être le meilleur des compromis sur la situation actuelle. En parlant de problème mémoriel... C'était quoi son identité, déjà ?... Elle fouilla un instant dans les moindres recoin de son cerveau pour enfin mettre la main dessus ; C'est bon, ça lui revenait. Enfin bon elle était sortie cette nuit sans le moindre papier alors même si elle mentait, où était le problème ? Plus tôt dans la nuit, elle y avait déjà songé. Il n'y avait qu'une appellation pouvant faire l'affaire ici sans qu'elle ne l'oublie, elle saurait donc quoi répondre si cette question venait sur le tapis.

- Je peux en avoir ? Demanda-t-elle en tendant son verre vide, changeant totalement de sujet. Vous inquiétez pas, je ne compte pas rester. J'apprécierais simplement que cette tempête se calme un peu...
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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Lun 20 Fév 2017 - 23:34

Femme : Je peux en avoir ? Vous inquiétez pas, je ne compte pas rester. J'apprécierais simplement que cette tempête se calme un peu...

- Oui oui, sers toi. Super bandage, je suis incapable d'en faire autant.. Mais je pense pas te laisser partir avant le petit matin, ce ne serait pas très avisé.

* Un coma ? C'était plutôt étrange, sa condition physique semblait plutôt bonne. Le coma pouvait entraîner des lésions cérébrales, mais bon, pour son cas ce serait plutôt violent.. Et peu ordinaire. Mais pourquoi pas, John n'était pas médecin. Seule une mine perplexe était visible sur l'homme. Le repas fut rapidement prêt, elle n'avait pas demandé de la nourriture, mais lui avait quand même préparé une assiette, il posa sur la table basse tout le nécessaire, à nouveau. Après s'être installé, il commença a ingurgiter son plat. *

- Et donc a part le coma, j'ai toujours pas saisi ton prénom il me semble ?

* Son assiette se terminait plutôt vite, il s'en resservit avant qu'elle ne soit vide. John était plutôt affamé. Il aurait aimé en savoir plus, mais visiblement le coma de la jeune femme lui avait sapé une grande partie de la mémoire. Si ça se trouve elle ne savait même plus qui elle était ? Mais pourquoi était elle dehors, seule, aussi tard... S'en était presque louche. Ca ne collait pas. Mais ses pensées furent coupées court, l'appartement venait d'être plongé dans le noir. *

- Il ne manquait que ça tiens...

* Equipé de son téléphone, il se leva et alla vers le disjoncteur de l'appartement grâce a la lampe torche integré. Quelle ne fut pas sa suprise de constater que le courant était sensé être présent. En soupirant il retourna dans le salon et éclaira le plafond pour que tout le monde puisse voir. *

- On dirait une coupure génér... * CLAC *

* Le son était net et venait du couloir. John le connaissait très bien, celui de la porte du couloir de la résidence. Fermé électroniquement. Ce qui ne pouvait pas coller avec la coupure générale, car sinon le déverrouillage magnétique aurait été défait au moment de la coupure de courant, pas après. John se pencha en arrière pour regarder la porte d'entrée de l'appartement, et il y avait bien de la lumière dans le couloir extérieur. Visiblement seul l'appartement de John était touché. Il regarda la jeune femme et mima " shhhh " avant d'éteindre son téléphone. Dans le couloir, des bruits de pas se faisaient entendre. Venait ils pour eux ? Ou était-ce une coïncidence ? *

HS : A toi de choisir :p

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Mar 21 Fév 2017 - 19:37

[Hj : Je te retourne la chose ! Toi qui vois ce que tu fais de la porte d'entrée et du bruit que mon perso' entend ^^]


Bien que peu expressive, son regard pu largement trahir son envie de déserter sous peu. Elle sentie toutefois que le moment n'était pas encore venu pour cela, si bien qu'elle n'y répondit rien et se contenta d'aller se servir un verre. Elle resta cependant dans la cuisine, dos au jeune homme, et réorganisa un peu ses pensées qui fusaient dans tous les sens sans vraiment avoir de rapport les unes avec les autres. Elle s'arrêta sur celle concernant la mine perplexe du brun affiché plus tôt. Avait-il compris le mensonge, ou n'était-il tout simplement pas du genre à croire sans preuve ?... Elle ne sut quoi penser. Elle hésita à servir une autre version du sujet, plus proche de la réalité cette fois, mais fut interpellé par les odeurs de nourriture qu'elle percevait clairement désormais. Et il faut le dire : ça donnait plutôt envie. Dommage, elle n'était pas du genre à manger sans avoir faim et là, en l’occurrence, l'appétit lui manquait vraiment. Elle retourna donc s'installer comme plus tôt mais ne toucha pas une seule fois à l'assiette posé devant elle. Le maître des lieux, par contre, ne se fit pas prier et elle se demanda depuis combien de temps il n'avait pas eut de vrai repas pour ingurgiter si vite chaque bouchée.

- Et donc à part le coma, j'ai toujours pas saisit ton prénom il me semble ?

- Kenzie,
répondit-elle du tac-o-tac avant d'ajouter. Pas sûr que ce soit vraiment ça, mais ça me convient alors faisons comme ci.

Elle n'avait en fin de compte rien de spécial à ajouter et conserva donc le silence, les yeux rivés sur la baie vitrée donnant sur l'extérieur pour en observer la météo exécrable. Elle ne refusait pas spécialement la conversation, mais elle n'était pas tant habitué à la faire. Elle se contenta donc d'attendre, le regard dans le vague, avant que l'intégralité du courant ne soit coupé. La rescapée fronça légèrement les sourcils en voyant la faible lueur d'un lampadaire continuer d'émettre. Alors que celui qui l'accueillait s'empressait déjà de vérifier le disjoncteur, elle porta quand à elle une main sur sa lame et la tint fermement mais calmement sur ses jambes, juste au-dessous de la table. Le son d'une porte confirma rapidement son instinct... Ou pas. Les bruits de pas du couloir s'arrêtèrent, et le son d'une autre porte lui parvint peu après que son comparse lui ai préconisé le silence. Il ne s'agissait visiblement que de simples voisins et l'atmosphère sembla se détendre. Pourtant, la brune ne se sentait pas tranquille. Elle se mit d'ailleurs à tousser un peu, peut-être en signe d'une crève commençant à se déclarer. Elle sentie également une vague soudaine de fatigue mais ne put déterminé s'il s'agissait d'un problème de santé ou bien de son manque de sommeil récent qui faisait surface suite à son inactivité soudaine. En tout cas, elle était persuadé que rester assise ne la maintiendrait pas éveillée. Elle se leva donc sans pour autant quitter son couteau, et commença aussitôt à se diriger vers la salle de bain.

- J'ai vraiment besoin d'une douche... La salle de bain est bien là-bas ?

Elle n'attendit aucune réponse alors qu'elle s'éloignait, trébuchant parfois suite à l'obscurité ambiante. En fin de compte, elle ne demandait aucune autorisation et ne semblait pas vraiment gêné par le fait d'être chez un inconnu. Elle n'avait pas son téléphone et donc aucune source de lumière, si bien qu'elle termina sa route à taton sans plus se préoccuper du jeune homme. Elle ouvra le robinet sur sa droite le temps de se rafraîchir le visage, puis commença à faire couler l'eau de la douche sans vraiment savoir s'il s'agissait d'eau froide ou d'eau chaude. Elle resta cependant habillée et ne s'y engouffra pas une seule fois. Au lieu de quoi, elle commença à tourner en rond tandis qu'elle cherchait une conduite à tenir et de bonnes minutes s'écoulèrent ainsi avant qu'elle ne vienne s'asseoir contre la porte. Si elle voulait s'en sortir sereinement, elle allait vraiment devoir faire d'avantage d'efforts sur ses capacités sociales...

La brune eut un long soupir alors que Morphée commençait sérieusement à lui tendre les bras. Heureusement pour elle ou non, c'est un bruit sourd provenant du logement voisin qui l'empêcha de sombrer totalement. Elle se redressa aussitôt les sens en alerte. Un second bruit, plutôt identique, eut alors lieu avant qu'un cri ne soit rapidement étouffé. Un cambriolage en train de mal tourné, peut-être ?... C'était tout à fait possible. Cependant, la jeune femme conservait clairement en mémoire sa propre situation et savait que certains mettaient encore aujourd'hui tout en œuvre pour lui mettre la main dessus. Elle se leva avant d'ouvrir sans bruit la porte, très lentement. Elle s'assura alors que le propriétaire ne la voyait pas et bifurqua sur sa droite pour pénétrer cette fois dans la chambre. Une faible lumière traversait la vitre d'une fenêtre, suffisante pour permettre à l'humaine de s'orienter en silence jusque cette dernière. Arrivée en quelques secondes à destination elle ouvrit la fenêtre et commença a enjamber le bord dans le seul but de fuir... Puis s'arrêta brutalement.

Un point lumineux et parfaitement reconnaissable s'était mit à luire sur son bras, et il ne lui fallut pas plus pour rebrousser chemin en toute hâte. Elle ne prit d'ailleurs même pas la peine de refermer la fenêtre et laissa cette dernière grande ouverte tandis qu'elle se jetait à même le sol. Un seul et unique tire suivie. Si le coup de feu fut inaudible dans cette tempête, il en fut tout autre pour son point d'impact qui explosa complètement ce qui aurait dû être une lampe de chevet. La destinataire resta prostré dos au sol durant un instant alors qu'un autre son, bien plus sourd et provenant cette fois de la porte d'entrée de l'appartement, lui parvenait aux oreilles. L'idée d'aller voir la titilla fortement mais lorsqu'elle pensa y faire un tour ses plans changèrent bien vite : une main venait de se poser sur le rebord de la fenêtre. Telle une gamine, celle à terre eut le réflexe primaire de frapper de toutes ses forces sur les membres de l'intru. Pas avec n'importe quoi, ceci dit. La lame transperça le gant pour se figer dans le mur, traversant la chaire sans le moindre problème. Un cri étouffé fut audible sans que la fautive s'en préoccupe. Elle ôta l'arme d'un coup sec et se remise debout en un temps record avant d'observer par l'ouverture le blessé qui rebroussait déjà chemin ; hors de question qu'il prenne la poudre d'escampette. Elle lança son arme dans un léger coup de poignet et le rattrapa par la lame, puis passa son corps par l'ouverture en regardant sur sa gauche. Le geste qui suivit fut sans appel : le métal d'argent fila droit sur la cible, à peine perturbé par la pluie. La silhouette sombre s'effondra dans un gémissement bien étrange alors que la jeune femme la rejoignait sans hésitation. Elle se retrouva ainsi juste derrière la baie vitré du salon mais son regard resta rivé sur la victime en train de ramper sans qu'aucun son ni aucun mouvement dans le logement ne la trouble assez pour l'arrêter. Elle s'en approcha et posa un pied sur le dos du blessé pour y exercer une pression tandis qu'elle récupérai l'arme du crime. Elle se redressa ensuite et tourna le corps encore vivant en jouant de son pied dans le seul but d'en voir le visage. Il n'y avait aucune cagoule ou autre bout de tissu capable de le dissimuler, si bien qu'elle pu le détailler et se rendre compte qu'il ne s'agissait que d'un garçon en fin d’adolescence.

- T'as vraiment mal choisit le lieu, toi..., lâcha-t-elle sans la moindre émotion.

L'autre semblait vouloir articuler quelque chose mais aucun son vraiment audible ne sortait de sa bouche. Au lieu de quoi il joua légèrement des coude et des pieds pour tenter de s'extraire des griffes de son futur bourreau. Une chose bien vaine alors qu'elle s'accroupissait non loin de sa tête. Ce n'était qu'un gamin au mauvais endroit... Au mauvais moment. Ceci dit s'il s'agissait vraiment d'un cambriolage... La lampe de la chambre ayant éclaté plus tôt n'avait pas lieu d'être. Depuis quand les gens postaient des snipers pour cambrioler ?... Ce n'était peut-être qu'une diversion, au final. Quelqu'un était encore dans le coin, c'était certain. Et celui-ci n'était pas un petit joueur, il connaissait clairement son métier : Soit il s'affairait à changer de position, soit il avait remit cette élimination à plus tard pour être sûr de ne pas se faire prendre. Dans tous les cas il ne se remontrerait pas dans l'immédiat, la brune en était certaine et c'est pourquoi elle avait le cran de se mettre à découvert si longtemps.

- Pitié..., parvint à articuler le blessé dans un mélange de pleur et de douleur.

- Vraiment ?

- Pitié...,
répéta-t-il sans relâche.

- Bien, comme tu voudras.

Réponse donné, réponse effectué : elle lui trancha la gorge avec précision et l'observa rendre l'âme sans se préoccuper des conséquences. Il était vraiment jeune, c'était bien dommage. Mais pour ce qui concernait la fautive, la seule réponse qu'elle connaissait fasse à un « Pitié » était justement la réponse qu'elle avait donné : la mort. Elle considérait ce mot comme une demande net et précise d'achever la souffrance, si bien qu'elle n'avait même pas cherchée à comprendre s'il pouvait être sauvé ou non. Elle essuya l'arme du crime sur le vêtement trempée et la réintégra à son étui avant de se redresser et de se tourner vers la baie vitré. Elle pu y apercevoir une silhouette sombre sans aucun détail suite à l'appartement dépourvu d'électricité. Toute fois elle compris que, cette fois, elle n'échapperait sans doute pas au dialogue si facilement.

- Ah... On dirait qu'il va falloir trouver une autre explication, finalement... commenta-t-elle platement sans vraiment chercher à se faire entendre.
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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Sam 25 Fév 2017 - 11:41

* Pas le temps de s'occuper du bruit de casse provenant de sa chambre, quelqu'un était visiblement en train d'essayer de forcer la porte de l'appartement. Avec cette nuit pour le moins étrange, tout semblait partir en couille. Et ça ne plaisait pas du tout à John qui avait imaginé sa fin de nuit beaucoup plus calme. Il poussa doucement la porte des toilettes, et ouvrit la cuve d'eau du throne. Il en sorti une arme, il en avait caché quelques une a des endroits plus ou moins strategiques. Quoi qu'il en soit, il espérait que "Kanzie" était en sureté. Mais une fois encore, le temps filait, le clac de la serrure se déverrouillant venait de retentir, la porte commençait a s'ouvrir lentement, et une main se posa sur la tranche, accompagnant le mouvement.

John saisit l'intru par le seul bout visible et tira du plus fort qu'il pu, déstabilisant l'inconnu et le plaquant au sol, le canon du revolver collé sur la nuque. Il s'approcha doucement de l'oreille et murmura *

- Mauvais endroit mec.

* Sans vraiment laisser le temps de repondre, John asséna un violent coup de crosse à la tempe du " voleur ". Du moins c'était sa déduction, tout vetu de noir, cagoule, et tout un kit pour ouvrir des portes, coffres et autres serrures qui pourraient être verrouillées. Après s'être relevé, John referma a nouveau la porte d'entrée, et détendit ses épaules. Il se rendit dans le salon, ou seule la lumière blafarde des lampadaires servaient d'éclairage et, sans trop de raison ( en dehors du bon vouloir de l'homme qui écrit ceci ), regarda au travers de la fenêtre.

L'orage faisait toujours rage, et le temps d'un éclair, il apperçut une ombre sur le toit d'en face, la silhouette qui était légèrement penchée en avant, lui rappela sans trop d'hésitation les tireurs d'élites. Après tout, cela expliquerait les bruits de casse qu'il y avait eut plus tôt. Mais cela ne collait pas avec le cambrioleur.. Ce dernier n'était pas armé. Une sacré coincidence, mais d'une tristesse sans nom. *

- Je ne sais pas qui tu as ennervé Kanzie, mais ça sent pas bon, il va falloir partir d'ici au plus vite, je ne le sens pas trop !

* Il avait parlé fort, sans forcément crier, il ne voulait pas que des éclats de voix se fasse entendre de l'exterieur. La position actuelle du sniper lui permettait de voir une partie de l'interieur de l'appartement, principalement le salon, mais pas la chambre, ni le couloir d'entrée. Donc, encore le couloir de la résidence était encore moins visible, comme son entrée qui était située de l'autre côté du batiment. La fuite était possible. Il prit par le col l'homme inconscient et se tourna vers la porte de sortie. *

- Il faut bouger MAINTENANT !

* Il tourna la clef dans la serrure et ouvrit, jetta l'homme dans le couloir et regarda dans l'appartement, s'attendant a voir débarquer la jeune femme d'un instant a l'autre. L'intru quand a lui serait interogé à son reveil, la coincidence était trop grosse. Mais pourquoi un assassin en avait il après John ou même Kanzie ? Les deux lourdeaux du début de nuit ne semblaient pas faire partis d'une quelconque organisation, loin de la même.. John n'avait a priori énervé personne recemment... Restait donc, encore une fois le mystère sur patte, Kanzie. *

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Mar 28 Fév 2017 - 9:11

Dans un soupir qui en disait long, la jeune femme réintégra l'appartement via la fenêtre ouverte plus tôt. Elle profita d'un éclair pour s'orienter vers la porte de la chambre, avant que l'ordre du propriétaire des lieux ne lui parvienne aux oreilles. Ce simple fait l'arrêta dans son mouvement, comme dérangé par cette nouvelle attitude qu'il exprimait désormais. Elle hésita un moment, pesant le pour et le contre, avant de considérer la sortie la plus sûr. Dans tous les cas, elle n'avait pas le choix : pour sortir avec un risque minime, elle se devait de prendre le même chemin qui l'avait conduit jusque là. Elle souffla légèrement puis fit son apparition dans l'encadrement de la porte, fatiguée par ces contretemps. Pour une première sortie seule, elle était plutôt bien servie... De quoi la refroidir quelques temps, peut-être. En attendant, il fallait régler le problème au plus vite.

- Si vous comptez embarquer les cadavres y'en a un autre dehors, envoya-t-elle tout en s'approchant du corps inerte dans le couloir.

Son regard s'arrêta sur le supposé mort et elle remarqua sans mal la cage thoracique de ce dernier se soulever de façon régulière. Elle vint s'accroupir à ses côtés tout en dégainant son arme fétiche du moment avant de prendre sa décision. Elle arma son bras, prête à frapper de cette même façon qu'avec le gosse... Puis stoppa son geste en plein mouvement pour relever la tête et regarder sur sa gauche, vers John qui venait semble-t-il de fermer la porte de chez lui. Elle s'apprêtait à expliquer son intention, à se justifier... Mais l'idée prit la fuite aussi vite qu'elle était arrivé. S'il était vrai qu'elle voulait liquider ce risque potentiel, s'en ai un autre qui se présenta à elle. La brune venait en effet de remarquer l'arme de poing tenu par celui qu'elle avait rencontré un peu plus tôt et y chercha silencieusement une explication. Dès lors, elle remit absolument toute la soirée en doute. Ce type-là était-il de mèche avec le tireur dehors ? Son boulot avait-il été de la mettre à découvert et de la maintenir dans ce foutu salon pour en faire une cible parfaite ? Ces pseudo-cambrioleurs du dimanche n'était-il là que pour couvrir les faits ?... Elle baissa légèrement la tête, ferma les yeux et afficha un sourire bien étrange. Son manque d'expérience frappait à nouveau, c'était certain. On lui avait pourtant conseillé à de maintes reprises de ne faire confiance à personne...

Son bras armé frappa rapidement sur sa gauche en direction de celui qui avait souhaité l'accueillir cette nuit au même instant où elle relevait la tête. Bien qu'un trou soit désormais visible dans le tissu, elle ne chercha pas à savoir s'il n'y avait qu'un simple dégât matériel et se redressa tranquillement. L'autre avait peut-être l'avantage du flingue, la distance pouvait tout à fait permettre le désarmement s'il ne reculait pas un peu. Elle le dévisagea un instant, prête à frapper une seconde fois. Elle n'avait en fin de compte aucune envie de le tuer mais parce qu'elle avait ses raisons, sa survie lui était importante au moins ce soir. L'expression toujours aussi impassible bien que son regard puisse trahir une légère déception, la brune commençait lentement à comprendre pourquoi son ancienne bienfaitrice méprisait tant le genre humain.

- Toi... T'es avec l'autre, pas vrai ? demanda-t-elle finalement sans vraiment lui laisser le temps de répondre puisqu'elle l'agressait une seconde fois.
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John Psycho

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Jeu 2 Mar 2017 - 16:35

Keazay : - Toi... T'es avec l'autre, pas vrai ?

* La phrase cinglante de la jeune femme frappa John au visage, en plus du réel coup qu'il s'était reçu, ou plutôt sa veste. Il lui restait heureusement quelques reflexes.. Mais bon, il n'avait aucune envie de se battre, surtout pas contre elle, ce retournement de comportement signifiait certainement que toute cette histoire de coma était bidon. Mais ça, il s'en doutait déjà. La formulation de Panzy laissait penser qu'elle avait une idée de qui ces personnes pourraient bien être. Mais ça attendrait, pour le moment, le plus important était de prendre la fuite et d'interroger l'homme inconscient.. En plus de la jeune femme. *

- Ecoutes, je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu as fait, mais pour une fois je ne suis pas sur que ce soit après moi que ces personnes en ont. Maintenant, soit tu me suis, soit le mec sur les toits t'en colle une, car je pense qu'il est déterminé.

* Il avait rangé son arme, ressorti son trousseau de clef et commença a porter le cambrioleur. Il jetta un dernier regard a Danzye et tourna les talons en soupirant. Elle n'avait pas l'air d'avoir besoin d'aide pour se défendre, et de toute facon avec un risque supplémentaire pour sa propre vie pas loin de lui pouvait être dangereux... Il se dirigea vers le parking souterrain, avec un peu de rapidité, il devrait être toujours possible de s'enfuir avant que le tireur ambusqué ne se rende compte de la supercherie, ou qu'il appelle des renfors...

John débarqua seul dans la grande surface bétonnée, et se dirigea vers sa voiture, avant d'ouvrir le coffre pour y jetter la future mine d'information. Le coffre de la petite voiture n'avait probablement jamais été aussi plein ! *

- Désolé mon gars, tu vas devoir jouer la sardine quelques bornes..

* C'était affolant a quel point John avait déssaoulé en quelques minutes. la force de l'action faut croire. Mais il ne pu pas vraiment, s'auto-congratuler la dessus, des claquements de porte au loin et des sons de pas feutrés commençaient a resonner, pendant que les lumières se coupèrent. Et ce n'était pas le timer des lumières automatiques qui était arrivé au bout, c'était à nouveau ciblé.

Tranzy n'était pas avec lui, peut être en était ce vraiment après lui que ces personnes en avait ? Ou alors simplement une politique de témoins très personnelle... Quoi qu'il en soit, John s'était accroupi devant sa voiture, il savait que faisant ainsi les personnes a ses trousses ne pouvaient venir que de 2 endroits différents, et d'une porte. L'entrée voiture du garage n'avait pas été ouverte, seul l'accès "humain" du sous sol avait été manoeuvrée après son passage, reconnaisable entre 1000 avec son grincement particulier.

L'arme a la main, ça ne changait pas le fait qu'il ne voyait rien et que seul son ouie pouvait l'aider a présent. *

- J'aurais pas dit non à une bonne diversion...

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MessageSujet: Re: L'âme aux deux visages [Libre]   Mer 26 Avr 2017 - 17:42

La jeune femme resta à la fois prudente et perplexe face aux réactions du brun. Elle resta sur place, se contentant de le regarder s'éloigner avec son fardeau sur les épaules avant qu'il ne disparaisse totalement de son champs de vision. Soit il mentait bien, soit il n'était vraiment pas avec ceux la pourchassant. Bien que l'étrangère n'est plus sa tête mise à prix, il fallait bien reconnaître que certains chasseurs n'était pas du genre à lâcher l'affaire. Certains avaient accepté leur contrat lorsque ce dernier était encore d'actualité et, sous une forme d'honneur, ne pouvaient clairement pas lâcher la prime après s'être engagé. Ce monde de chasse était tordu, il fallait bien l'avouer... La brune n'y avait jamais vraiment compris quoi que ce soit. Pour sa part, elle n'y voyait aucun intérêt. Seulement elle n'était pas du métier et peut-être ce dernier était-il régit par quelques lois dont elle ignorait l'existance.

Nonchalante, elle laissa échapper un soupir tandis qu'elle s'orientait à son tour, après quelques réflexions, vers le parking. L'électricité fut coupé à l'instant même où elle poussait la porte, l'empêchant de prendre le moindre repère. Elle jura intérieurement et passa tout de même par l'ouverture, tâchant de refermer la porte en faisant le moins de bruit possible : Raté. Cette dernière eut un grincement épouvantable sur la fin, avant de brutalement se refermer suite à un énervement parfaitement humain. Suite à quoi, l'arrivante resta planté sans bouger. Dans cette obscurité totale, elle chercha du regard la moindre lueur, espérant repérer une voiture qui pourrait être celle du bon samaritain rencontré plus tôt dans la nuit. Sans succès. Ni lumière, ni bruit ; seul un silence de mort régnait en maître ici, et ceux peu importe à quel point l'on tendait l'oreille. A ce rythme, elle n'irait pas bien loin... C'était du moins sa seule conclusion, si bien qu'elle effectua un demi-tour dans le seul objectif de rebrousser chemin. La solitude n'était pas un problème en soit, mais que l'inconnu embarque un agresseur la dérangeait profondément. Elle avait aucune envie de voir qui que ce soit se mêler de ses affaires, et comptait bien mettre un terme à la vie du survivant. Mais ça devrait attendre. Pour le moment, elle devait simplement quitter les lieux et ensuite, seulement, elle les retrouverait pour en finir avec cette nuit pathétique...

Ses espoirs furent réduits à néant en l'espace de quelques secondes. Une détonation, en partie camouflé par un silencieux, se répercuta sur chaque paroi bétonné durant plusieurs secondes avant de s'évanouir. La jeune femme se sentit déséquilibré et chuta sur le côté, se réceptionnant tant bien que mal sur son bras droit. Elle rampa rapidement tout en s'écartant du mur et sa tête heurta quelque chose qu'elle ne pouvait voir. Ses mains tâtèrent le terrain sans grande conviction pour trouver une ouverture dans laquelle elle pouvait se glisser, et elle s'y immisça sans se poser la moindre question. Une fine odeur d'essence atteignait déjà ses narines et c'était franchement étroit... Elle mit un temps à comprendre qu'elle venait de se glisser sous la première voiture venue, et souhaita au fond d'elle que cette dernière ne démarre pas pour prendre la fuite ou elle se retrouverait bien vite en fâcheuse posture.
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