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 De l'autre côté [ Pv Sherry ]

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Brian Brown

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Date d'inscription : 27/10/2010
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MessageSujet: De l'autre côté [ Pv Sherry ]   Jeu 14 Juil 2011 - 10:32

*Les yeux braqués sur l’imposant mur de béton, d’une dizaine d’étages, sur une largeur de peut-être d’un peu plus de 70 mètres, à vue d'oeil, je cogite sur la suite des évènements. La démarche à adoptée. Les sirènes de police hurlent au loin, laissant planer dans l’air un son criard de plus en plus proche. La cavalerie ne tardera pas à être au complet. Il fallait faire vite, maintenant. Quelques policiers s’agitaient mollement en face de l’appartement, discutant le bout de gras pour certains, faisant les cents pas en quête de solutions, pour d’autres. Deux s’occupaient de boucler le périmètre du quartier, l’un des plus malfamés du nord de Raccoon. J’me souviens de quelques patrouilles agitées, ici, lorsque j’étais encore S.T.A.R.S. Cette époque était bel et bien révolue. Aujourd’hui, je n’étais plus qu’un concitoyen lambda, juste un peu plus conscient que la moyenne. Je veux dire, en ce sens, que ce soit chance ou malchance, que je savais des choses. Des choses qui ont fait ce que je suis, aujourd’hui. Un exilé, veuf, dans des conditions que je n’étalerai pas pour l’instant, opérant dans l’ombre par crainte de la lumière. Je suis un homme qui n’a plus sa place, comme d’autres, ici à Raccoon. *


* Ce HLM révélait une architecture plutôt moderne, à contrario du reste du quartier aux bâtiments classiques et plutôt désuets ; un quartier quelque peu similaire au Bronx de New-York. Cerné de briques aux teintes grisâtres, la cime de l’appartement semblait noyée dans cet épais brouillard, qui stagnait sur la ville depuis des heures. Un ciel morne, qui dépérissait au fur et à mesure que les secondes s’égrenaient. Bientôt, la nuit sera tombée. Le visage affrontant le ciel, je sens quelques gouttes. Mauvais présage. Les mains fourrées dans les poches de ma veste noire, je quitte alors des yeux cette image, et me concentre sur Masuka. L’asiatique, S.T.A.R.S depuis des lustres, et ancien compagnon d’armes, me servait d’indic’, et de droit de passage, en quelques sortes. D’après ces dires, un début d’incendie s’était emparé du dernier étage, en fin d’après-midi. Des pompiers sont intervenus, peu après l’appel de détresse, anonyme. Depuis deux heures – Il est maintenant 21h32 -, malgré la maîtrise totale des flammes, aucunes nouvelles de la brigade d’intervention, vraisemblablement coincée à l’intérieur. Une patrouille de la police de Raccoon est rentrée là-dedans, il y a un peu moins d’une heure. Et, depuis, les forces de l’ordre décident de boucler le secteur. Il se passait quelque chose d’étrange à l’intérieur de l’infrastructure. Et ça, il ne fallait pas être flic pour l’avoir deviné. Masuka, homme en qui je voue une confiance totale, m’a déclaré avoir eu une communication radio avec la patrouille, à l’intérieur, des plus troublantes, il y a de ça une demi-heure. Depuis, plus rien, si ce n’est le grésillement monocorde du talkie-walkie. Une équipe S.T.A.R.S c’était enrôlé dans l’organisation de l’opération, et, même si je n’étais plus des leurs, j’entretenais toujours le même combat, plus enragé qu’avant, même. Le Japonais expert en électronique, me faisait part des informations misent à sa disposition de par son statut, que je ne pouvais obtenir de mon propre chef. Il savait quelles étaient mes motivations, et ne posait pas de questions. C’était aussi pour ça que je l’appréciais, en tant qu’Homme, et ami : Humble et peu loquace, mais bougrement efficace. *


« Circulez, circulez, ceci est une zone protégée, veuillez reculez messieurs dames. »


*Les civils, bien que certains indisciplinés refusèrent d’obtempérés, reculèrent hors du périmètre de sécurité, bientôt parfaitement encadré par les forces de polices, venues en masse. Avant que l’actuel raffut ne s’estompe pour de bon, je me glisse au travers de la foule, en jouant des coudes, passant derrière Masuka occupé à repousser les curieux, et à fermer les yeux sur ma présence. Je jette un dernier coup d’œil par-dessus mon épaule, et croise le regard bridé de l’homme, qui me lance alors un imperceptible hochement de tête : Un bon courage des plus sobre.*


*Les mains toujours solidement cloitrés dans mes poches, je m’extirpe hors de la troupe d’observateurs, certain présent depuis des heures, lorsque les flammes commencèrent à ronger le haut du bâtiment. A l’extérieur de la zone rouge, un peu plus éloigné de l’agitation sonore, je contourne l’appartement voisin, joignant une ruelle, au silence cadavérique, mais presque reposant. Quelques pas plus tard, vérifiant des deux côtés que ma tranquillité ne sera perturbée, je stoppe ma course devant un conteneur métallique rongé par la rouille, et l’ouvre pour saisir la lanière d’un sac, déposé un peu plus tôt par mes soins. Tout ce dont j’ai besoin. J’ouvre le zip et accapare une courte tige en acier, avant de m’accroupir au sol. Je fixe un instant la plaque d’égout à mes pieds, avant de fixer le néant la seconde d’après, songeur. Je ne savais pas très bien dans quoi je m’embourbais, pour être franc, ni sur quoi j’allais bien pouvoir tomber, une fois à l’intérieur. Ca n’était peut être rien : une simple prise d’otage, des junkies en trip total, un tueur en pleine frénésie, ou bien …*


*Ou bien l’enfer. L’enfer, premier mot qui me percute l’esprit lorsque j’enfonce mes rangers dans le liquide visqueux servant de tapis, ici, à deux mètres sous le bitume, dans les profondeurs de Raccoon. Comme tout égout, c’est non sans surprise que l’odeur de merde s’immisça dans les sillons de mes narines. Je sors de mon sac une lampe torche, que je pointe droit devant moi. Son faisceau lumineux perce l’obscurité, et ouvre une brèche dans ce trou à rat. J’avais brièvement étudié le plan des canalisations de la ville, et je savais où aller. J’ouvre une seconde fois mon sac, et sort une flasque. Le liquide jaunâtre d’un whisky pur me décrassa l’estomac ; il me fallait au moins ça, pour lutter, et être prêt à affronter la suite… *
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Sherry Birkin

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MessageSujet: Re: De l'autre côté [ Pv Sherry ]   Jeu 21 Juil 2011 - 20:57

HJ : Je pense que ça ne va pas du tout dans ton sens Laughing (Si ça t'embête trop, dis-le moi, et je réécrirai mon post pour qu'il te convienne.)

HJ² : Un peu long, beaucoup de blabla, désolée !


* Les sirènes des camions de pompiers se faisaient déjà entendre. Elle devait faire vite pour arriver avant eux à l’immeuble, avant qu’ils ne condamnent l’accès à toute personne étrangère aux forces de l’ordre. Cet immeuble abritait un laboratoire d’analyse médicale. Enfin ça, c’était pour la version officielle. Officieusement, ce n’était pas tout à fait la même histoire. Presque couchée sur sa moto, elle enclencha une fois de plus l’accélérateur et slaloma dangereusement à travers les files de voitures qui l’entouraient de chaque côté. Elle roulait pratiquement à 90 km/h alors que la vitesse autorisée n’était que de 30, à cause des différentes écoles qui circonscrivaient ce quartier. Mais Sherry avait un atout ; d’excellents réflexes et une bonne vue qui réduisaient le risque d’une chute à un taux pratiquement nul. Dans une rue parallèle à la sienne, le rouge d’un camion retint toute son attention. Merde. Si elle ne faisait rien, ils allaient la distancer et elle serait alors forcée de traverser les égouts pour s’engouffrer dans le building. Choix qui, on le comprend aisément, n’était pas vraiment pour lui plaire. Aussi joua-t-elle le tout pour le tout. Elle tourna brusquement à droite, manquant de peu de se faire renverser par une voiture qui n’avait pas prévu son changement brutal d’orientation, et prit une rue en sens interdit, heureusement déserte. Et cela paya; la jeune femme parvint sur les lieux la première, ce qui eut pour effet de lui arracher un sourire. C’était une compétitrice dans l’âme, et le faire d’avoir gagné cette étrange course lui flatta l’égo. Mais pas le temps pour la psychothérapie. Arrivée devant l’immeuble, qu’elle avait préalablement contourné, elle retira son casque et sauta de sa bécane pour se précipiter à l’intérieur. Elle emprunta pour cela la porte de derrière, une petite porte de service, car celle de devant, plus imposante, était prise d’assaut par les passants qui, dévorés par la curiosité, se pressaient devant le bâtiment. Elle n’aurait pu entrer par là sans se faire repérer, et elle ne voulait pas que sa présence sur les lieux soit dévoilée. Bien évidemment. *

* Elle avait été prévenue par téléphone, quelques minutes auparavant, qu’une partie de l’immeuble était en proie aux flammes et que, comme de par hasard, c’était plus spécifiquement leurs locaux qui étaient touchés. La thèse accidentelle avait été véhément écartée et ses supérieurs refusaient d’en entendre parler. C’était donc criminel. Mais qui pouvait se cacher derrière toute cette mascarade ? Certainement Umbrella, qui supportait difficilement la concurrence. Elle était sûre de ne pas se tromper en les désignant comme coupable. Si c’était la guerre qu’ils cherchaient, ils allaient la trouver… et plus rapidement qu’ils ne se l’imaginaient. La fille Birkin qui les descendait les uns après les autres alors qu’elle était considérée comme morte depuis l’incident de Raccoon, en 1998 ? Voilà une surprise qui, à coup sûr, les prendrait de cours. Surtout qu’elle véhiculait dans ses gènes une « arme de destruction massive ». Le virus-G qui lui avait été transmis par son propre père, qui, il est vrai, n’était pas au meilleur de sa forme à cette période-ci. Si elle était encore en vie aujourd’hui, c’était uniquement grâce à la similitude de leurs gênes respectifs. En effet, tous ceux qui n’étaient pas compatibles mourraient dans d’abominables souffrances. Elle le savait, elle avait assisté à la scène.
Mais assez de parlotte, si elle avait été dépêchée sur les lieux, c’était pour une bonne raison. Faire disparaître les dossiers compromettants et, si possible, ramener au QG les plus importants avant que les policiers qui inspecteraient l’endroit après l’incendie ne tombent pas malencontreusement sur des écrits préjudiciables. L’existence de l’Organisation, société impliquée dans le développement illégal des armes biologiques, étaient pour l’instant encore inconnue aux yeux des forces de l’ordre, et ses dirigeants comptaient bien à ce que la situation n’évolue pas défavorablement. Les policiers, ou plus précisément ces fouineurs de STARS, ne devaient jamais en être informés afin de concentrer leurs efforts pour faire chuter Umbrella Corporation et ainsi leur nettoyer le terrain. La jeune blonde avait également pour ordre de faire disparaître les papiers où le nom de la Compagnie Tricell était mentionné, pour éviter de compromettre leur collaboration avec cette société multinationale de recherche pharmaceutique, concurrente la plus directe d’Umbrella dans le domaine aussi bien légal qu’illégal, qui chaque jour gagnait en ampleur. A l’instar de sa société rivale, Tricell Inc. avait étendu ses activités à l’informatique, l’armement, l’aérospatial, les produits cosmétiques et bien d’autres secteurs divers. Mais au contraire du Parapluie, elle n’était en rien soupçonnée d’activités illégales, qui en vérité se faisaient légion, sans pour autant réussir à égaler le nombre pharamineux de celles d’Umbrella. *

* La jeune femme grimpa les escaliers quatre à quatre sans perdre le souffle et parvint finalement sans peine au dixième et dernier étage et courut s’enquérir de l’état du laboratoire, qui était en proie aux flammes. Merdier. Les virus ne supporteraient pas une chaleur aussi intense. Elle qui comptait rapporter des souches au QG fut prise au dépourvue et comprit à contre cœur qu’elle ne pourrait rien sauver. Pas le moindre échantillon. Tant d’efforts et de travail réduits à néant par les flammes. C’était pitoyable. Sans éléments combustibles pour alimenter le feu – après tout, c’était un laboratoire aseptisé – celui-ci se consumait mal, créant certainement une grande quantité de monoxyde de carbone, gaz hautement mortel. Mieux ne valait pas traîner longtemps dans les parages. Sherry avait survécu à des situations bien pires, il était hors de question qu’elle meurt asphyxiée. C’était une fin trop ridicule.
Alors qu’elle percevait clairement le martèlement des bottes des pompiers dans l’escalier tout proche, elle courut vers la pièce où les dossiers étaient entreposés et mit le feu à l'étagère avec un bidon d’éthanol ramassé plus tôt dans le laboratoire et un briquet. Un jeu d’enfant. Elle n’avait plus qu’à attendre et à monter la garde pour qu’aucun pompier ne vienne éteindre ce feu avant qu’il ait détruit jusqu’à la dernière preuve. Elle retira sa veste en cuir. Il régnait une chaleur intense mais toutefois supportable. La peau claire de son visage et de ses bras se couvrit petit à petit d’une suie épaisse, alors que les pompiers dans la pièce voisine accomplissaient leur travail de tous les jours. C’était un petit feu, ils n’y passeraient pas la soirée.
Etrangement, personne ne vint vérifier si un autre bûcher s’était déclaré autre part. Ce qui lui convenait. Elle ne tenait pas particulièrement à tuer un pompier ; elle avait un grand respect pour le courage démesuré et la bonté infinie qu’un tel boulot requérait. Le feu à ses côtés ayant accompli sa besogne, elle allait enfin pouvoir se faufiler hors d’ici. Elle ouvrit la porte, mais un pompier se tenait dans le couloir. Il lui tournait le dos en parlant dans sa radio. *

« Le feu est maitrisé. Il est certainement d’origine criminelle, il n’y avait rien susceptible de brûler. Les analyses doivent toutefois le confirmer. Hey vous ! », lui hurla-t-il alors qu’elle s’enfuyait en courant dans la direction opposée. « Suspect aperçu, envoyer la police ! »

[…]

* La jeune blonde jeta un coup d’œil au cadavre encore chaud à ses pieds, puis à sa montre. Cela faisait maintenant presque deux heures qu’elle se trouvait sur place. Elle avait été contrainte et forcée de jouer à une longue partie de cache-cache avec les policiers et les pompiers. Et pour sa propre sécurité, avec le couteau caché dans ses bottines, elle les avait tous tué, jusqu’au dernier. Elle était rapide, agile et du haut de son mètre soixante-douze et de ses cinquante-deux kilos, elle avait la force d'un homme de quatre-vingt kilos. Vous comprenez, elle ne pouvait tout simplement pas se permettre de finir en garde-à-vue au commissariat. Surtout que ce n’était pas un lieu qu’elle appréciait beaucoup. Sherry n’avait pas pour habitude de s’en prendre aux forces de l’ordre puisqu'ils visaient le même but qu'elle: la chute d’Umbrella. Les amis de mes ennemis sont mes amis, pas vrai ? Mais ce qui était arrivé était arrivé, et il ne fallait plus y songer. Elle ne suivait qu’une loi, celle de la jungle : tuer ou se faire tuer. En allant récupérer sa veste en cuir abandonnée un peu plus tôt, un miroir sur son passage refléta son visage : il était dissimulé sous une épaisse couche de poussière et de sang et c’est à peine si elle se reconnaissait.
Elle descendit les escaliers plus lentement qu’elle ne les avait grimpés pour atteindre le sous-sol, et quitter les lieux par le seul endroit propice : les égouts. *
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