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 La croisée des chemins

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Celia Raynsford

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Dim 4 Déc 2011 - 19:37

*Les deux agents d'Umbrella étaient couchés là, côte à côte, réfléchissant le plus rapidement possible à la solution qui leur permettrait de sortir de là vivant. Le contact direct avec la neige frigorifiée la jeune femme et elle commençait à sentir ses membres s'engourdir. Une chose était sûre, ils ne pouvaient pas rester là indéfiniment, auquel cas, ils gèleraient sur place. Pour la première fois depuis le début de leur mission, elle comptait sur son partenaire. Et jamais elle ne l'aurait avoué, mais elle était bien contente, dans de telles circonstances, de ne pas être livrée à elle même*

Raven – Nous allons utiliser nos nouveaux petits camarades à notre avantage. A mon signal, vous foncerez… Vous remonterez notre trace en direction de l’épave pour vous y réfugier. De là, vous m'appuierez à votre tour. Une fois à l'abri, nous pourrons évaluer plus sereinement les options s'offrant à nous.

*Cette solution n'était pas vraiment à son avantage, car en courant en direction de l'épave, elle s'exposait directement aux éventuels tirs du sniper. Seulement, n'ayant rien d'autre à proposer, elle décida de croire en sa bonne étoile, bien que non croyante, et de lui faire confiance. La jeune femme se mit en position et attendit nerveusement le signal de son coéquipier. Ce dernier balança une grenade en direction des deux inconnus qui leur faisaient désormais face quelques mètres plus loin, ce qui eu pour effet de faire réagir l'un d'entre eux en prévenant son coéquipier d'une voix haute et distincte qu'une explosion allait avoir lieu. Étrangement cette voix disait quelque chose à Celia. Elle n'aurait pu mettre un visage et encore bien moins un nom sur cette dernière, mais une chose était quasiment sûre, il y avait de grande chance pour qu'elle connaisse cette personne. Elle n'avait pas le temps de penser à tout cela. Le sniper embusqué venait de faire feu sur les deux inconnus et Raven venait de lui donner l'ordre de courir. Malgré l'épaisseur de la neige qui rendait les déplacements difficiles, la jeune femme couru aussi vite qu'elle le pouvait, encouragée par les différentes rafales qui s’échangèrent dans son dos . Elle arriva assez vite à la carlingue en feu. Elle se positionna devant l'appareil, couverte par une bute et plusieurs arbres. A cet endroit, elle était intouchable. Puis la chaleur qui se dégageait de l'avion n'était pas pour lui déplaire*
*Celia se positionna de manière à tirer en direction des deux inconnus, permettant ainsi à son coéquipier de la rejoindre. Au moment où elle s’apprêtait à appuyer sur la gâchette, l'un deux balança à son tour une grenade, mais il s'agissait là d'une grenade fumigène et bien qu'elle n'est pas explosée à proximité de la jeune femme, cette dernière libéra une nuage jaune qui aidé par le vent vint chatouiller les narines de Celia et faire larmoyer ses yeux. C'était le moment où jamais pour l'agent Raven de venir la rejoindre. Il ne mit pas longtemps à se décider (hj : je pars du principe que tu viens hein ^^) et la jeune femme lui exposa aussitôt son plan*

- Je vais faire le tour de la carlingue par la gauche. Cela va me permettre de m'approcher des deux inconnus sans attirer l'attention et de les appréhender. Couvrez-moi lorsque je serais à découvert. Et évitez de leur tirer dessus ! Je ne tiens pas à ce qu'ils m’abattent une fois arrivée à leur hauteur. Après tout, nous avons autant besoin d'eux qu'ils ont besoin de nous. Si nous voulons nous débarrasser de ce sniper, nous n'y arriverons pas tout seuls. Puis si on y réfléchit bien, s'ils avaient voulu nous descendre, ils l'auraient fait bien plus tôt.

*La jeune UBCS n'attendit pas son approbation puisqu'elle savait pertinemment qu'il ne serait pas d'accord avec cette idée. Il fallait agir. Ils ne pouvaient pas se permettre de rester indéfiniment cacher derrière un bosquet, une butte enneigée ou une carlingue. Ils avaient une mission à accomplir et à terminer. Le plus tôt serait le mieux*
*Celia s’avança doucement mais sûrement du côté gauche de l'épave, en direction du bois. Elle était à la fois protégée par l'avion ainsi que par la bute et ses arbres suffisamment hauts et nombreux pour handicaper le sniper. Elle arriva assez vite à la queue de l'appareil et fit un signe de tête à l'agent Raven pour lui indiquer que c'était le moment de faire diversion. La jeune femme braqua son arme droit devant elle et trottina le plus discrètement possible vers les deux inconnus. Une fois arrivée à leur hauteur, elle pu enfin mettre un nom et un visage sur cette voix qu'elle avait entendu plus tôt et dont elle se serait jurée qu'elle la connaissait. Il s'agissait de l'agent Randy Sicks. Elle l'avait rencontré sur une affaire complexe et même s'il ne savait pas réellement qui elle était, il lui semblait qu'il ne l'appréciait pas plus que cela. Son coéquipier quand à lui était blessé. Celia baissa son arme et s'accroupit*

- Agent Sicks... Comme notre situation ne nous permet pas de discuter trop longtemps, je vous propose de me suivre. Mon coéquipier et moi même avons une situation bien plus favorable que la votre. Vous pourriez laissé votre collègue à couvert le temps que nous nous occupions ensemble de ce sniper. Je pense que nous avons tout intérêt à coopérer si nous voulons nous en sortir vivants.

*Le mauvais temps jouait très probablement en la défaveur du sniper puisque ce dernier n'avait pas tiré de balles supplémentaires depuis la progression de la jeune femme. Cette dernière siffla pour faire signe à l'agent Raven qu'il pouvait la rejoindre*
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Benjamin Mornant

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Dim 11 Mar 2012 - 14:50

*Une première rafale frappa sa cible en pleine poitrine, le choc des impacts faisant osciller celle-ci d’un quart de tour face à lui, avant qu’une seconde volée de plombs ne fasse définitivement basculer le malheureux en arrière, le regard surpris. Raven orienta presque aussitôt le canon de son HK sur le second inconnu, mais c’était sans compter là sur le rétablissement prompt de ce dernier, qui n’avait aucunement l’intention de subir le même sort que son camarade sans combattre. Une série de projectiles s’écrasa dans le manteau neigeux à quelques mètres de ses genoux, soulevant une large gerbe de cristaux immaculés qui l’aveuglèrent instantanément et l’obligèrent à rouler sur le côté, derrière son abri sommaire. Bien lui en prit d’ailleurs, puisqu’une deuxième rafale frappa une fraction de seconde plus tard l’emplacement qu’il venait de quitter, le confortant dans l’idée que ses adversaires étaient tout sauf des amateurs.*

C’était moins une… A mon tour maintenant !

*Lâchant un profond soupir, l’USS bascula de nouveau en position de tir pour constater, le regard plissé, que sa proie venait de se volatiliser derrière un épais nuage de fumigène. Cet invité mystère était réactif, Raven se surprenant à éprouver une pointe de ce qui aurait pu ressembler à du respect à son égard. Au moins avait-il réussi à le faire battre en retraite tout en mettant son compagnon hors-jeu, offrant par la même à sa récalcitrante protégée le laps de temps nécessaire pour s’abriter… Les volutes de fumée jaune, poussées par un vent frontal, l’enveloppèrent petit-à-petit. Le paramilitaire y vit là une chance unique de pouvoir rejoindre la position de l’impertinente brune, tout en étant protégé des tirs du mystérieux sniper. Quelques secondes plus tard, l’esprit concentré sur la boussole de poignet fixé à sa montre, ainsi que sur son équilibre rendu précaire par une couche de neige crouteuse dissimulée sous l’épaisse poudreuse, Benjamin s’étendit au côté de Celia…*

Celia - Je vais faire le tour de la carlingue par la gauche. Cela va me permettre de m'approcher des deux inconnus sans attirer l'attention et de les appréhender.
Raven – Les appréhender ?
*L’agent du Service de Sécurité allait changer de chargeur lorsque ses yeux s’arrondirent légèrement, sous l’effet de la surprise provoquée par les propos de la créature de Varkos.* Ecoutez Raynsford…
Celia - Couvrez-moi lorsque je serais à découvert. Et évitez de leur tirer dessus ! Je ne tiens pas à ce qu'ils m’abattent une fois arrivée à leur hauteur.
Raven – Je viens d’en refroidir un… Même blessé, pensez-vous que son collègue se laissera charmer par votre sourire ou vos jolies fesses ?
*Articula-t-il, glacial, tout en effectuant un mouvement du levier d’armement de son MP5, s’assurant d’une cartouche en chambre. L’UBCS reprit tranquillement, un fin sourire naissant au coin de ses lèvres parfaites.*
Celia - Après tout, nous avons autant besoin d'eux qu'ils ont besoin de nous. Si nous voulons nous débarrasser de ce sniper, nous n'y arriverons pas tout seuls. Puis si on y réfléchit bien, s'ils avaient voulu nous descendre, ils l'auraient fait bien plus tôt.

*Bien entendu, la jolie brune ne laissa pas au jeune homme le temps d’émettre une quelconque objection et se lança immédiatement dans une audacieuse course devant la mener sur la position des deux inconnus. Mis devant le fait accompli, l’USS ne put que maudire intérieurement la créature de John Varkos et se jurer de rendre le rapport le plus salé possible au capitaine Hunk Death. Au moins avait-elle réussit à trouver un cheminement à couvert lui évitant momentanément d’être inscrite au tableau de chasse de l’autre salopard… A l’abri derrière une portion de carlingue tordue et partiellement calcinée, il chassa ses idées sombres pour se concentrer sur le paysage qui lui faisait face. La vallée se rétrécissait en direction du sud, tout en gagnant en altitude, bordée à l’ouest par une lisière de plus en plus clairsemée de sapins et, à l’est, par une pente raide d’où émergeaient de nombreux rochers. Raven s’interrogeait sur la position que pourrait privilégier un tireur embusqué dans ce décor, en fonction des chemins de repli et de la portée d’un fusil de précision, lorsque la réponse lui fut servie sur un plateau d’argent… Au travers du calme entrecoupant deux bourrasques de vent se fit soudainement entendre un sifflement.*

L’idiote…

*Moins de cinq secondes plus tard, une détonation claqua… Amenant Benjamin à déterminer approximativement l’endroit où devait se terrer leur empêcheur de tourner en rond, tout en reconsidérant les options s’offrant à lui. Il disposait dans son sac tactique du « colis » et avait face à lui le seul élément lui barrant actuellement toute possibilité de repli… L’autre équipe, avec un homme à terre, ne constituait plus un réel obstacle quant au lieutenant Raynsford…*

Raven - Tu t’es mise toute seule dans ce merdier ma belle…

*Se murmura-t-il à lui-même, avant de se glisser discrètement d’abri en abri pour gagner le couvert des branches ployant sous le poids du manteau neigeux…*
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Randy Sicks

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Ven 6 Avr 2012 - 15:11

*Jonathan Smith venait de mourir. Là, dans la neige. Le malheureux eut beau écarquiller des yeux suppliants, le secours providentiel qu'il était en droit de réclamer n'était que chimère. En pleine agonie silencieuse, il comprit que jamais l'officier Randall Sicks ne serait en mesure de faire quoi que ce soit pour lui. Et c'était d'autant plus difficile à avaler qu'il n'avait, pour ainsi dire, commis aucune erreur de jugement. C'était comme ça. La vie était ce qu'elle était, et aujourd'hui, il n'était que le témoin privilégié de toute sa cruauté. Jonathan Smith était mort et Randy se sentit subitement vidé, adossé qu'il était derrière son modeste tronc d'arbre. Désormais seul dans cette panade, le policier tritura son commutateur radio un moment en se demandant s'il allait avoir le courage d'annoncer la perte de son binôme à ses supérieurs de la cellule de crise. Le regard coupable, il contempla la dépouille désormais sereine du jeune homme et s'interrogea sur sa personne. Etait-il marié? Avait-il des enfants? Avait-il incorporé les STARS pour l'honneur? L'argent? L'action? Pour un idéal? Bien sûr, ce n'était surement pas le moment de s'étendre mais ça faisait un bail qu'il n'avait pas perdu un agent en mission. Depuis l'équipe Écho en fait. Et comme à l'accoutumée, c'était un supplice. Un déchirement.*

*Le froissement de la neige, cotonneux, distant, l'arracha à sa solitude. Sur sa gauche, une silhouette harmonieuse se démarquait au travers du nuage ocre propagé par sa grenade. Une femme. De longs cheveux bruns, un visage d'ange. Celia Raynsford. Randy la reconnut aussitôt. Il avait déjà bossé avec cette fille là il y a plusieurs années, à Raccoon City, lorsque des flics ripoux avaient été retrouvés morts dans un bar miteux du centre ville. La donzelle bossait pour la Corp. La retrouver ici, en pleine foret, avait quelque chose de surréaliste, de vraiment dingue. Comme-ci de rien n'était, elle s'approcha de lui, arme au poing, sans condescendre le moindre attention à la dépouille de son partenaire.*

Célia : Agent Sicks... Comme notre situation ne nous permet pas de discuter trop longtemps, je vous propose de me suivre. Mon coéquipier et moi même avons une situation bien plus favorable que la votre. Vous pourriez laissé votre collègue à couvert le temps que nous nous occupions ensemble de ce sniper. Je pense que nous avons tout intérêt à coopérer si nous voulons nous en sortir vivants.

*Le policier était déboussolé et les paroles de la fille résonnaient à vide. Puis petit à petit, il saisit l'outrecuidance de ses propos, cet insolent aplomb dont elle faisait usage. N'avait-elle pas vu que son ami était mort? Que c'est elle, indirectement, qui l'avait tué? Espérait-elle vraiment qu'il l'accompagne ou était-elle simplement sotte? Randy entra dans un colère froide. Il se redressa sans crier gare et agrippa fermement le cou de l'agent Raynsford pour mieux la basculer dans la neige. Que le sniper les voit ainsi, il s'en moquait. De sa main libre, il attrapa son pistolet et en plaqua le canon contre le front de sa proie. La queue de détente le titillait mais il dut se résoudre à plonger dans ses grands yeux pour ne pas commettre l’irrémédiable.*

Randy : Êtes-vous stupide au point de sauter dans la gueule du loup Raynsford? Est-ce que vous pensez une seule seconde qu'on va faire copains-copains, vous, moi et votre espèce de cerbère lobotomisé?

*Transis d’amertume, le STARS resserra son étreinte sans même s'en rendre compte. Son arme de poing s'était mise a trembloter et il dut faire preuve d'une certaine application pour la maintenir fermement contre la boite crânienne de la fille.*

Randy : Je devrais vous abattre ici, comme un chien! Bien heureusement pour vous, j'ai encore un peu d'intégrité et un semblant d'honneur, deux attributs qui vous font visiblement défaut. Sachez bien une chose : si nous nous retrouvons encore, je n'hésiterai pas à vous renvoyer chez vos amis dans une putain de boite en pin!

*Sur ce, Randy bascula son arme pour la saisir par le canon et d'un coup sec, frappa la poupée de la corporation en pleine tempe. Dans l'immédiat, il releva la tête afin de vérifier que son acolyte – à coup sûr infiniment moins diplomate – ne vienne jouer les entremetteurs. Personne. Mais ça n'allait pas durer. Retrouvant peu à peu ses esprits, il se ramassa à quatre pattes pour mieux rejoindre le cadavre de Smith sans se faire débusquer par le tireur. Il délesta le pauvre bougre de ses munitions, de son équipement radio et de ses plaques d'identification. Enfin, il prit le temps de lui clore les paupières. *

Randy : Nos chemins se séparent ici mon ami...

*L'implantation du terrain ne lui laissait que peu de choix : retourner à l'avion le confronterait au soldat d'Umbrella alors que progresser à découvert lui vaudrait à coup sûr l'honneur d'être tiré comme un lapin. Dès lors, la solution la moins mauvaise lui imposa de rebrousser chemin pour rejoindre le cœur du bosquet de pins qui siégeait dans son dos. De cette position, il ne serait plus en mesure de peser sur tout ce petit monde mais pour l'instant, il s'en fichait éperdument. Que grand bien leur fasse à tous ces imbéciles de s'entretuer! *

Hj : Bien entendu, si Jonathan revient sur le forum, on sera un poil dans la merde... Laughing
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Celia Raynsford

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Dim 15 Avr 2012 - 15:45

*La jeune femme ne s'était pas rendue compte de suite que le coéquipier de l'agent Sicks venait de décéder. Elle avait fait un point sur la situation bien avant de l'analyser. C'est lorsqu'elle discerna au travers du regard sombre de l'homme qui lui faisait face, un sentiment de colère, qu'elle comprit l'erreur qu'elle avait faite de venir jusque ici. Son regard se posa quelques secondes sur le corps inerte du jeune STARS avant qu'elle ne se retrouve violemment projetée au sol. Elle n'avait rien vu venir. L'agent Sicks lui avait foncé droit dessus, lui avait agrippé fermement le cou avant de la renverser dans la poudreuse. Celia posa ses fines mains froides sur celles de son assaillant, pour tenter de lui faire relâcher son emprise, mais c'était peine perdue. La jeune femme avait du mal à respirer, son sang lui montait à la tête et quand elle vit le canon du pistolet du STARS se poser sur son front, elle pensait son heure venue*

Randy : Êtes-vous stupide au point de sauter dans la gueule du loup Raynsford? Est-ce que vous pensez une seule seconde qu'on va faire copains-copains, vous, moi et votre espèce de cerbère lobotomisé?

*La jeune UBCS aurait voulu lui répondre, lui expliquer, mais elle ne pouvait pas. Puis de toute façon, elle n'était pas certaine que cela aurait servie à quelque chose. Il était bien trop énervé pour comprendre quoi que ce soit. Celia tenta d'attraper son arme, qui, dans l'action avait volé quelques mètres plus loin, mais la distance qui les séparait était bien trop importante. C'est alors que l'étreinte du STARS se resserra un peu plus, ce qui arracha un cri de douleur à la jeune femme. Sa respiration était totalement coupée et des larmes coulaient le long de ses joues. Elle n'avait qu'une envie, qu'il en finisse Son corps tout entier était paralysé, à la fois par le froid, mais surtout et avant tout, par le poids de celui de son assaillant qui s'était positionné sur elle de manière à la maintenir allongée fermement au sol*

Randy : Je devrais vous abattre ici, comme un chien! Bien heureusement pour vous, j'ai encore un peu d'intégrité et un semblant d'honneur, deux attributs qui vous font visiblement défaut. Sachez bien une chose : si nous nous retrouvons encore, je n'hésiterai pas à vous renvoyer chez vos amis dans une putain de boite en pin!

*Celia ne discerner même plus les paroles de l'homme qui lui faisait face. Elle avait l'impression que sa tête allait exploser d'une seconde à l'autre. Sans comprendre pourquoi, il la frappa à l'aide de la crosse de son arme avant de la libérer. Quoi ? Il ne va pas la tuer finalement ? La jeune femme inspira profondément et bruyamment avant de faire un quart de tour vers la droite et de vomir de la bile. Elle essuya ses yeux imbibés de larmes avant d'essuyer sa bouche avec le revers de sa main. Elle resta là quelques instant, haletante. Elle tenait à recouvrer ses esprits avant de se relever. Sa première réaction aurait été de foncer droit dessus l'agent Sicks qui lui tournait désormais le dos, mais elle n'en fit rien. Il était évident qu'elle ne faisait pas le poids face à lui*

*Une fois son rythme cardiaque et sa respiration revenu à la normal, Celia se releva et fit demi tour, empruntant le même chemin qu'elle avait pris à l'aller. Inconsciemment, elle déposa sa main sur sa tempe et fut presque surprise de découvrir qu'elle saignait. Oui, elle avait quasiment oublié qu'il l'avait frappé. Toutes ces émotions lui firent baisser sa garde, ce qui profita au sniper. Une détonation claqua et Celia se retrouva au sol. Un nouveau cri de douleur sortit de sa bouche avant qu'elle ne comprenne qu'elle était blessée. Son regard se porta sur son épaule gauche qui saignait. Elle rampa en direction d'un arbre, laissant derrière elle, dans la neige immaculée, une légère trainée de sang, et s'y adossa. Elle ouvrit avec difficulté sa combinaison pour examiner sa blessure. Celia grimaça, car un geste aussi anodin que celui-là était des plus délicats lorsque l'on était blessé. Par chance, la balle avait traversé l'épaule et par chance encore, la jeune femme était droitière. Celia ôta le haut de sa combinaison et attrapa l'écharpe qui lui couvrait le cou. Elle noua cette dernière autour de son épaule, à l'aide de ses dents et au moment de la resserrer, un ultime cri de douleur, à peine perceptible car couvert par la masse de l'écharpe dans sa bouche, se fit entendre. La jeune UBCS referma sa combinaison et resta plantée là. Elle ne savait plus quoi faire. C'est bien la première fois dans sa carrière qu'une mission se révélait être un fiasco aussi cuisant. En règle générale, elle s'en sortait plutôt bien. C'était une femme réfléchie et intelligente, mais ce soir là, elle avait tout fait foirer. Elle replia ses jambes contre son torse et déposa sa tête entre ses mains, réfléchissant aux options qui s'offraient à elle*

HJ : Pas fait avancer beaucoup l'histoire car je me voyais mal rejoindre l'un ou l'autre d'entre vous ...
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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Mer 13 Juin 2012 - 17:54

*Anka fulminait. Et comme à chaque colère, elle se mit à grincer des dents. A transpirer. A maudire Dieu le père. Quelle merde noire! La serbe n'aimait pas que les choses s’éternisent et pourtant, c'était exactement ce qui était en train de se produire dans ce maudit vallon. Faire sauter la tête de la première garce devait lui donner le goût du sang, aiguiser ses sens et l'inviter à accomplir sans heurts sa sinistre besogne. D'habitude, ça se passait comme ça. Des soldats, des civils mais aussi des femmes, des gosses. Elle en avait descendu des dizaines et des dizaines. Ça se passait toujours comme ça. Mais là, elle n'avait pas prévu l'explosion, les invités surprises et la capacité de tous à filer comme des lapins. Les lâches! S’échinant en balayages stériles, la serbe en vint à resserrer le garde main de son arme avec une telle poigne qu'elle s'écorcha le bout de l'index contre une ouïe d'aération. De grosses gouttes de sang se mirent à perler le long du fût avant de s'écraser dans la neige. Anka n'en eut cure. En furetant le long des troncs, elle débusqua une cible mouvante. Une femme emmitouflée. Excessivement crispée, elle pressa la détente d'un mouvement appuyé et la balle - légèrement relevée - se contenta de frapper l'épaule de sa proie.*

Anka : срање, кучко!

*Anka fit rapidement les comptes : la fille du début, l'un des soldats dégommé et maintenant cette dinde. Trois cibles neutralisées. Ou partiellement. Il en manquait encore deux. Sans même relever son œil directeur de l'optique, la mercenaire reprit sa traque mais le secteur qu'elle scrutait avec tant d'attention s'était vidé. Définitivement, elle le pressentait. Hormis les flammes dansantes qui couvraient encore l'avion, il n'y avait plus un mouvement, plus une âme qui vive. Même le sifflement du vent semblait plus contenu désormais. Anka eut une brève poussée d'angoisse. Elle souffla de dépit et crut même défaillir un instant. Rien n'allait. Sa main droite était poisseuse de sang, son dos trempé de sueur. Le temps d'un instant, elle délaissa le fusil de précision, releva la tête vers les cieux et s’efforça de faire le vide. Ses pensées se bousculèrent. Elle vit son père, Sarajevo, les chars autour de son vieil immeuble, les murs ébranlés par les roquettes. Puis sa mère, couchée dans la cuisine. Le sang. Dans sa tête raisonnait encore les derniers mots qu'elle lui chuchota dans l'oreille. « Tue-les tous ma fille». C'était son électrochoc.*

Alors Anka repris position. Elle s'allongea de plus belle et sentit le contact froid de la neige tassée sous son ventre. Les crans de la détente du Zastava sous la pulpe de son doigt réactivèrent en elle les quelques automatismes envolés. C'était sa vie. Tuer. La seule chose qu'elle savait faire avec talent. L'ultime volonté de sa mère. Anka savait qu'il fallait terminer le travail. Bien sûr qu'il le fallait. Pourtant, après s'être à nouveau plongée sur la vallée, elle fut perturbée par un son étouffé, bien trop proche pour être anodin. Avant même qu'elle ne puisse lever le col, une vive douleur la paralysa. Elle hurla. Sa main droite, collée sous sa joue, venait d’être touchée par un projectile. Le fusil s'était désaxé, il y avait du sang partout. En guise de réaction, elle volta sur le dos mais l'assaillant était déjà sur elle. Cet homme. Elle l'avait eu dans sa lunette. Comment avait-elle pu se faire avoir de la sorte? C'était terminé. Anka se mit à trembler. De rage, elle cracha vers son bourreau et puisa dans ses dernières ressources pour ne pas pleurer. *



PNJ joué par Randy Sicks
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Benjamin Mornant

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Mar 19 Juin 2012 - 11:55

*Le paramilitaire en treillis blanc laissa échapper un silencieux soupir tout en abaissant lentement le canon de son HK MP5. Le souffle se condensa en petites gouttelettes, au contact des fibres de la cagoule immaculée, qui ne tarderaient pas à se figer à la fine pellicule givrée recouvrant le textile au niveau de sa bouche. Raven accorda un dernier regard au « Jack », triste carcasse humaine à la peau d’un gris pâle dont les mâchoires béaient en ce qui aurait pu sembler être un ultime et muet gémissement. Dame Lachance s’était une fois de plus montrée miséricordieuse, songea-t-il en reprenant sa progression dans le sous-bois, abandonnant derrière lui le corps du zombie dont les intestins noirs pendaient de son ventre partiellement déchiré. Si le contaminé n’avait pas rendu sa seconde âme avant qu’il ne tombe sur lui, l’obligeant par-là même à ouvrir le feu, le jeune homme n’aurait pas donné bien cher de sa peau…*

Le froid pourrait-il les tuer définitivement ? Raynsford est arrivée à en éliminer un avec son propre canif…

*Benjamin s’interrogeait sur la manière dont la température pouvait altérer les capacités d’un organisme infecté par le virus T lorsqu’un coup de feu claqua, le ramenant à des préoccupations bien plus familières que son égarement scientifique. Un claquement mécanique accompagné d’un propos réduit à un imperceptible murmure, moins d’une cinquantaine de mètres en avant, sur sa gauche, l’aiguillèrent davantage sur la position de sa « proie ». Les semelles de ses chaussures tactiques se posaient avec douceur sur le sol partiellement gelé, privilégiant le tapis d’aiguilles des conifères et les fines couches de neige molle les entourant, garants d’un équilibre sûr et d’un pas discret. Un fin filet d’eau ruisselait depuis un affleurement rocheux haut de quelques mètres, auquel s’accrochaient plusieurs grands sapins. L’USS s’en rapprocha, conscient que même le plus infime clapotis pouvait lui apporter un gage de discrétion complémentaire.*

Ne bouge surtout pas… J’arrive…

*La silhouette blanche se hissa sans difficulté entre les rochers et les racines, son ascension n’excédant pas les trois mètres, mais pris garde à ses appuis, la moindre perte d’équilibre pouvant le mettre dans une situation délicate… La couche extérieure de ses gants était trempée par le contact de la roche humide et tâchée d’une terre noire de laquelle émergeaient, par endroit, des insectes engourdis d’une taille particulière. Adossé au tronc le plus large, et chassant d’une pichenette un infâme mille-pattes noir qui se tortillait sur sa manche, Raven risqua un coup d’œil en direction de la position du mystérieux tireur. Il n’était qu’à quelques mètres de la lisière en elle-même, le paysage forestier enveloppé de cristaux givrés s’ouvrant sur un petit découvert enneigé parsemé de rochers. Les yeux de l’agent du Service de Sécurité se plissèrent lorsqu’il repéra une première empreinte, puis une seconde. Lentement, Benjamin aligna son MP5 dans la direction présumée du tireur embusqué.*

Là !

*Il ne venait de faire qu’une demi-douzaine de pas lorsqu’il le discerna, partiellement dissimulé par un bloc de roche à la face balayée par le vent, étendu et l’œil sur la lunette de son fusil de précision. Conscient de la faiblesse de sa position en bordure de lisière, et que laisser passer une telle occasion signerait son arrêt de mort, le paramilitaire aligna instinctivement le point rouge de son Aimpoint sur les bras et le fusil du tireur embusqué. Son arme automatique lâcha une rafale de trois cartouches au moment même où son adversaire sembla prendre conscience de sa présence, un tintement métallique et une gerbe écarlate saluant les impacts de deux projectiles de 9mm… De même qu’un cri de douleur féminin.*
Raven – Ne bougez pas ! *Lâcha-t-il en s’élançant sur la blessée qui venait de rouler sur le côté, chacun de ses pas soulevant une écume neigeuse, ne ralentissant l’allure que lorsqu’il fut sur elle… Elle… Une jolie brune dans un treillis dépareillé qui, tenant contre elle sa main blessée, lui adressait un regard de défi.* Qui êtes-vous… Déclinez votre identité… *Un crachat s’écrasa sur son pantalon de treillis blanc, reflétant par la même les prédispositions de la belle enragée à coopérer.* Tant pis… *Lui murmura finalement Benjamin, avec un léger haussement d’épaule, avant d’écraser violemment la crosse de son arme sur sa tempe droite… Un filet de sang s’échappait des lèvres de la femme qui, les yeux mi-clos, n’opposa aucun signe de résistance lorsque l’USS la saisit par les jambes et se mit en devoir de traîner son corps à l’abri du sous-bois… Le temps ne semblait pas vouloir se calmer aussi fit-il le choix, après une fouille sommaire, de partir le plus rapidement possible retrouver sa « coéquipière », mais en s’assurant cependant que la présente garce ne lui complique pas autant la tâche que la belle Celia.*

*De la pointe de son couteau de combat, Raven fit rapidement sauter boutons et fermeture éclair de la parka que portait la brune partiellement sonnée, avant de retourner cette dernière sur le ventre et de l’en délester. Sa petite veste polaire ne tarda pas à connaître un sort encore plus sommaire, la lame déchirant grossièrement le textile, n’épargnant que le t-shirt de la belle en guise d’ultime protection contre le froid. Ramenant ses deux bras à la peau pâle en arrière, l’USS les entrava à hauteur des poignets à l’aide de deux serre flex qu’il resserra d’un geste sec, arrachant un gémissement à sa captive qui reprenait peu à peu ses esprits… Dans un mouvement fluide, il posa son sac à dos tactique sur le plancher neigeux et y fourra tant bien que mal la veste mutilée de sa prisonnière. Se chargeant de nouveau de son fardeau, et soutenant délibérément le regard vengeur que lui adressait celle qu’il tenait désormais en son pouvoir, il l’aida à se relever sans ménagements.*

Raven – Si tu veux revoir ta veste, il faudra se montrer plus coopérative que ça… Avance maintenant !

*Articula-t-il froidement, peu soucieux de savoir si sa captive comprenait ou non un mot d’anglais, après l’avoir remise sur pied. Alliant le geste à la parole, l’agent du Service de Sécurité la poussa d’une main gantée mais celle-ci, se prenant sans doute les jambes dans une racine dissimulée sous l’épaisse croûte neigeuse, s’écroula une nouvelle fois de tout son long. Secouant lentement la tête, ses prunelles emplies d’un profond mépris à l’adresse de cette femme qui avait manqué de peu de compromettre leur mission sur ce site, Raven saisit cette dernière a hauteur de ses poignets entravés, la relevant d’un geste sec. L’étrangère laissa échapper un râle et aurait, sans aucun doute, voulu adresser un regard de défi à son tortionnaire mais sa joue entra en contact avec le métal froid du canon de l’arme automatique de l’USS.*

Raven – Avance… Je ne le répèterai pas.

*Grelottant en dépit de l’abri qu’offraient les larges troncs des conifères environnants contre les bourrasques balayant le découvert sur leur droite, la slave avança d’un pas chancelant dans la direction indiquée. Son blanc gardien la suivait d’un pas précautionneux, gardant un œil sur les alentours au fur et à mesure qu’ils redescendaient la pente boisée ou la réorientant en direction des abords de l’épave. Une fois qu’il aurait retrouvé Raynsford, il aviserait sur le sort de sa prisonnière…*
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Randy Sicks

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Lun 6 Aoû 2012 - 18:48

*Les cieux décidèrent enfin d'en conclure avec le déluge de neige lorsque Randy parvint au sommet d'un raidillon qui grimpait dru à flanc de coteau. Éprouvé par les brûlures du froid sur ses poumons, l'homme décida de marquer un temps d'arrêt avant d'entreprendre la traversée d'une large étendue d'herbes glacées qui succédait. Dans l'alignement à moins d'un kilomètre, la foret d'Arklay étalait sa démesure d'une interminable frange de pins verts sombres. La plaine en amont était noyée par un brouillard pesant et les deux extrémités du cordon végétal se fondaient peu à peu avant de disparaître totalement sous les nappes de brume. S'il devait en croire le briefing d'avant mission, les équipes d'intervention du RPD devaient parvenir sur zone en ce point précis. Il y a un petit moment déjà. D'évidence, la progression dans cette inextricable portion de résineux demandait plus d’efforts que prévus aux agents de police. En pivotant péniblement dans la poudreuse dense, le STARS distingua au loin la langue de fumée qui s'échappait encore de la carlingue du gros porteur. Le vallon d’où œuvrait le tireur embusqué était maintenant à l'opposé, masqué par les effiloches de conifères qu'il venait de passer. De ses doigts gourds, il pressa le commutateur radio pour rendre compte à la cellule des derniers évènements.*

Randy [radio] : QG de Alpha 1. Alpha 2 et moi avons été pris à parti depuis notre point d'attente auprès de l'objectif. Deux antagonistes distincts : une tireur embusqué positionné dans la vallée qui nous faisait dos et un groupe armé qui se trouvait dans la carlingue lors de notre retour.

*Le STARS resta un instant suspendu, devinant que comme à son habitude, le commandant Richardson prenait le temps d'assimiler les informations transmises avant de répondre. La radio s’astreint au silence une grosse poignée de secondes.*

Richardson [radio] : C'est bien reçu Alpha 1. Quelle est votre position? Et votre marche de manœuvre?
Randy [radio] : Nous avons été pris entre deux feux. Le sniper a ouvert les hostilités en premier. Nous n'étions pas visés mais nous avons été contraints de bouger pour nous mettre à couvert. Nous avons été repérés par l'autre groupe et avons essuyé des tirs d'armes automatiques. Je me suis replié dans le vallon situé sud-sud est. Je fais face au point d'insertion des équipes RPD. Alpha 2 n'est pas avec moi. Il... Smith est mort.


*Edward Richardson n'était pas du genre à s'émouvoir outre mesure et l'annonce du décès du jeune agent le laissa froid. Tout juste interjeta-il un bref « reçu » en guise d'accusé. Il le savait déjà. Dès l'annonce de sa chute, il avait dû rayer son nom du tableau, le considérant définitivement hors jeu à la manière d'un pion d’échecs que l'on renversait sur un damier. Le STARS envia un moment le détachement dont il parvenait à faire preuve.*

Richardson [radio] : Randy, restez sur place et reposez-vous. Baxter Monroe vous aura rejoint dans quinze minutes. On décidera ensemble de la suite des évènements.

*Soit. Randy mit fin à la communication sans s'attarder et braqua ses yeux sur la vallée, balayant l'aire pour ne pas manquer l'arrivée de ses camarades. Baxter « Bass » Monroe avait donc été choisi pour mener l'unité Roméo 1 jusqu'à la zone du crash. Bien. C'était un agent de terrain discret et mesuré qui connaissait les abords de Raccoon comme sa poche. Randy avait appris à l'estimer au gré des interventions et n'avait d'ailleurs pas manqué de cocher son nom lors des présélections STARS. Or, l'ex-commandant du RPD – Robert Ashburn – lui avait fait savoir que l'homme n'était plus en mesure de briguer ce poste, empêtré qu'il était dans une sale affaire de mœurs. Randy n'en apprit pas davantage et Monroe demeura au commissariat, poursuivant sans faire parler de lui ses taches de travailleur de l'ombre.*

*Roméo 1 perça le brouillard avec cinq minutes d'avance sur l’estimation. Tous vêtus de treillis couleur charbon zébrés de gris et blanc, Randy isola six hommes équipés de HK MP5 progressant de front. Au centre, Bass Monroe, la démarche assurée et le regard fier portait sans peine ses quarante-trois années. Il se distinguait de ses pairs par la barbe noire qui lui tapissait les joues et le menton et portait à l'épaule un talkie-walkie couplé à une oreillette. En parvenant à son niveau, l'homme le gratifia d'une franche poignée de main.*

Monroe : Randall. Désolé pour le retard, nous avons été ralentis par cette fichue météo. Richardson m'a mit au parfum pour Smith. C'est triste.

*Le STARS remercia son camarade d'un sourire las et d'un bref hochement de tête. Le reste de l'équipe s'étant réuni autour de lui, il s'appropria leurs visages avant d'exposer une nouvelle fois le déroulé du traquenard dans lequel il s'était noyé. Monroe se montra assidu lors du récit avant d'aligner juron sur juron à l'adresse des meurtriers. Les jeunes gars qui l'accompagnaient se murèrent dans le silence, certains d'entre eux dévoilant les premiers signes d'une nervosité croissante.*

Randy [radio] : QG de Alpha 1, je me trouve avec Roméo 1. Attendons instructions.
Richardson [radio] : Randy, il n'est pas question de laisser ces enfoirés s'en tirer impunément. J'envoie Roméo 1 au charbon. Monroe sait déjà ce qu'il a à faire mais si vous vous en sentez capable, vous prenez le commandement de l'unité et vous allez me les cueillir. C'est reçu?


*La communication était limpide. Nette. Précise. L'agent d'élite releva les yeux vers Monroe, lui même destinataire des consignes du commandant. Le barbu opina du chef pour lui signifier la pleine confiance qu'il avait à son égard.

Randy [radio] : Affirmatif. Je prends la tête de Roméo 1. Je vous fais un premier rapport lorsque nous serons en position en périphérie du point chaud. Terminé.

*Il était presque dix-sept heures trente lorsque Randy révéla au groupe le chemin d'accès qu'il allait privilégier pour revenir à l'avion. Soucieux de conserver l'aval de Monroe, il tint à justifier point par point ses décisions pour que le plan d'action soit clair dans les têtes de tous. Menant un premier binôme, le STARS allait devoir opérer un long contournement de la carcasse pour aller se placer tout à fait de l'autre côté pendant que Monroe, à la tête des trois hommes restants, avait pour objectif d'approcher en sécurité le petit bosquet de conifères qui lui avait permis de fuir après la mort de Smith. De la sorte, il comptait tenailler les opposants en gardant de part et d'autre une possibilité de repli au cas où l'affaire tournerait mal. Lorsque tous se sentirent près à fouler la poudreuse, Roméo 1 et Roméo 2 se mirent à descendre dans la vallée.*
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Celia Raynsford

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Ven 28 Sep 2012 - 15:39

*La jeune femme était restée recroquevillée contre cette arbre de longues minutes. A vrai dire, elle ne savait pas quoi faire. Elle avait l'impression que cette mission était un véritable échec et que personne ne s'en sortirait vivant. Alors, à quoi bon ? Comme c'était une battante, la jeune femme rassembla le peu de force qui lui restait et se releva. Le fait de rester inactif, le froid et l’humidité commençaient à engourdir ses membres et ce n'était pas bon signe. Oui car malgré tout, elle ne tenait pas à mourir ici, en tout cas, pas comme ça. Depuis qu'elle s'était posée là, aucun mouvement et aucun autre tir ne s'était fait entendre. La neige s'était même arrêtée de tomber. C'était une belle opportunité pour qu'elle reprenne sa progression dans les sous-bois. Celia regarda tout autour d'elle, évaluant la moindre parcelle de terrain. Les alentours semblaient dégagés. Tout était calme, très calme, trop calme ?*

*Celia avançait prudemment. Elle ne savait pas si le tireur embusqué était toujours de la partie, mais elle ne tenait pas à refaire la même erreur que toute à l'heure. Elle se demanda d'ailleurs ce qu'il était advenu de son coéquipier, si l'on pouvait appeler ça comme ça. Car il fallait bien avouer qu'il ne s'était pas franchement soucié de la longue absence de la jeune femme. A moins qu'il ne lui soit arrivé à lui aussi quelque chose de fâcheux. Elle en doutait fort. Il semblait bien plus réfléchi et sur ses gardes que la jeune femme. Ce n'était d'ailleurs pas pour rien qu'il travaillait dans le service de sécurité d'Umbrella. Ou bien alors, il lui avait fait faux bon. Peut être avait-il décidé de quitter les lieux avant que la situation ne s’envenime d'avantage ? Après tout, il avait le colis et n'avait, de ce fait, plus aucun intérêt à attendre la jeune femme pour s'enfuir. Pour en avoir le cœur net, Celia devait retourner vers la carlingue, à l'endroit même ou elle l'avait quitté*

*Elle ne mit pas longtemps à rejoindre leur point de chute. Il n'y avait plus personne. Plus aucune trace de son coéquipier. Elle jura entre ses dents, presque certaine qu'il l'avait laissé là et s'était enfui avec le colis. Leurs relations depuis le départ avaient été plutôt houleuses. Il y avait fort à parier qu'il en avait eu marre et qu'il s'était barré. Ce fut un réel soulagement de le voir apparaître au loin. Tout du moins, elle ne reconnu dans un premier temps que sa combinaison. Il n'était pas seul. Au fur et à mesure qu'il se rapprochait d'elle, elle pouvait discerner qu'il était accompagné d'une jeune femme brune vêtue d'un simple tee shirt. Non, ce ne pouvait quand même pas être leur tireur embusqué ? Si ce n'était pas le cas, alors pour quelles raisons était-elle sa prisonnière ? Ils arrivèrent tout deux à sa hauteur*

- Je commençais sérieusement à penser que vous aviez pris la poudre d'escampette … Mais apparemment le goût du risque est plus fort. Qui est cette femme ?

*Celia examina la jeune femme qui accompagnait l'agent Raven. Cette dernière toisa la jeune UBCS, attardant son regard sur son épaule blessée. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres ensanglantées. C'est à ce moment là que Celia comprit qu'elle avait en face d'elle le tireur embusquée qui l'avait visé et de surcroît blessé un peu plus tôt. Ni une, ni deux, la jeune UBCS pointa son Glock sur le crâne de la brunette, la positionnant entre ses deux yeux, lui sourit en retour et tira. Au grand désarroi de la jeune UBCS, les trois protagonistes étaient encore bien vivants et aucun d'entre n'eux n'étaient blessés. En effet, l'agent Raven était intervenu et avait dévié le bras armé de Celia, lui évitant sans doute de commettre une énième bêtise. Il était clair qu'il ne partageait pas son avis quand à se débarrasser de cette femme. Elle ne comprenait pas pourquoi son coéquipier l'avait ramené jusqu'ici et l'avait laissé en vie. Cette femme ne leur était d'aucune utilité. Celia rentra dans une colère noire*

- Putain mais qu'est ce qui vous prends ? Elle ne nous est d'aucune utilité ! Elle va nous ralentir ou encore pire, nous prendre à revers et lorsque nous aurons le dos tourné ou lorsque nous baisserons notre garde, contrairement à vous, elle n'hésitera pas une seule seconde à nous descendre ! Vous savez tout aussi bien que moi de quoi cette femme est capable. Elle est dangereuse !

*Celia attendait avec impatience que son collègue d'infortune se justifie. Pourquoi décidait-il de la gardait en vie ? Surtout dans cette tenue ? Car une chose était sûre, elle n'allait pas rester en vie bien longtemps, car si ce n'était pas l'une des balles du pistolet de Celia qui la tuerait, ce serait sans aucun doute le froid glacial*
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Benjamin Mornant

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MessageSujet: Re: La croisée des chemins   Dim 13 Jan 2013 - 14:12

HJ : un post de reprise un peu plus court que les autres, histoire de se relancer Wink...


*D’un mouvement rapide et précis du plat de la main, Raven détourna le canon du pistolet de Celia Raynsford du visage de sa captive au moment même où celle-ci allait presser la queue de détente. Une détonation s’ensuivit, le projectile tiré partant se perdre dans le jour blanc alors que les deux agents d’Umbrella se toisaient réciproquement, l’un adressant un regard venimeux à l’autre qui laissa très rapidement la colère prendre le pas sur la surprise.*
Celia – Putain mais qu'est ce qui vous prends ?
Raven – Je vous évite de faire une énième connerie… Maintenant asseyez-vous là, et montrez-moi votre épaule.
*Articula calmement et sur un ton monocorde l’USS, alliant le geste à la parole lorsqu’il désigna d’un doigt ganté l’endroit où il souhaitait vérifier la blessure de l’UBCS. Détournant finalement ses yeux plissés de la jeune femme, il s’attaqua à faire mettre sa prisonnière à genoux, cette dernière étant bien trop transite de froid pour faire preuve de mauvaise volonté.*
Celia - Elle ne nous est d'aucune utilité ! Elle va nous ralentir ou encore pire, nous prendre à revers et lorsque nous aurons le dos tourné… *Benjamin se délesta de son sac à dos tactique pour en sortir la parka mutilée de l’inconnue entravée et la lui jeter sur les épaules, puis se saisit de la poche de premiers secours fixée à son gilet d’assaut.* … ou lorsque nous baisserons notre garde, contrairement à vous, elle n'hésitera pas une seule seconde à nous descendre !

Tu ne peux pas savoir à quel point ça me démange de vous laisser ici toutes les deux…

Celia – Vous savez tout aussi bien que moi de quoi cette femme est capable. Elle est dangereuse !
Raven – Pas autant que vous ne l’avez été…
*Lui rétorqua froidement le paramilitaire, laissant clairement le souvenir de son escapade « humanitaire » en vue de s’assurer la coopération des deux inconnus revenir en mémoire de la jolie brune.*Et jusqu’à votre coup de feu, j’espérais profiter de notre relative discrétion pour quitter cet endroit avec le moins de complications possible. *L’USS mit un genou à terre à ses côtés et ouvrit la pochette en cordura, en tirant une petite pochette de compresses stériles et une ampoule de désinfectant marqué du logo du parapluie.* Il va falloir que vous acceptiez que je m’occupe de votre blessure si vous ne voulez pas que le gel l’aggrave…
*Raven attendit quelques secondes, manquant de peu de soupirer d’exaspération lorsque la jeune femme sembla hésiter à obtempérer, puis ouvrit aussitôt de lui-même la fermeture éclair de sa combinaison. L’UBCS acceptant finalement de se laisser faire, sa poigne d’acier l’obligeant à se prêter à ces premiers soins de plus ou moins bonne grâce, il pu enfin observer de plus près son épaule meurtrie. Par chance, la balle de 7,62mm n’avait que frôlé le membre, déchirant les textiles et n’entaillant que faiblement l’épiderme sur lequel venait de se former une croûte de sang gelé.*
Raven – A quelques centimètres, elle vous arrachait le bras… *Constata-t-il, le volume de ses paroles n’excédant guère celui d’un murmure.* A présent, j’espère que vous me pardonnerez…

*L’agent du Service de Sécurité se saisit d’une petite paire de ciseaux d’une main puis, après avoir plaqué sa main gantée libre sur la bouche de Celia, se mit en devoir de racler la couche de sang gelé mêlé à de fines fibres textiles à l’aide d’une des lames avec précision.*
Raven – Si je laisse cette blessure en l’état, votre jolie peau risquerait de se nécroser… *Glissa-t-il sans détourner le regard de son « travail », marquant un moment de pause, le temps de décharger la petite lame du dépôt sanguin. Ce faisant, Benjamin libéra les lèvres de la brune avant d’achever de nettoyer la plaie.* Maintenant, dites-moi… *Jetant un œil sur la captive, il déchira la pochette de compresses et en humecta une de désinfectant avant de l’appliquer contre l’épaule blessée.* Pourquoi vous êtes-vous mis en tête de coopérer avec ces hommes… Qui étaient-ils d’ailleurs et pourquoi vous ont-ils laissé en vie ?
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