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 Au commencement, la fin. [with Chapman]

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Aïtia Kovoläk

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MessageSujet: Au commencement, la fin. [with Chapman]   Mer 19 Sep 2012 - 13:52

*Affalée sur le comptoir, la jeune femme fixait inlassablement le contenu de son verre. L’environnement n’avait plus aucune importance pour elle, et encore moins son allure solitaire maintenant qu’elle se retrouvait seule dans le Bloody. Faut dire, il était près de sept heure du matin et le soleil avait déjà dépassé l’horizon… Aucun intérêt donc pour une boîte d’être ouverte sur telle horaire. Et un mardi, qui plus est. Alors ne trouver personne ici n’avait tout simplement rien de choquant. Pour elle, c’était quasiment sa seconde maison mais aussi et surtout son travail… Son entreprise. L’entreprise d’une vie, en quelques sortes. Une vie qui n’était pourtant pas tellement la sienne. Mais l’avait-elle déjà été un jour ?... Non, pas vraiment. Aussi loin que ses souvenirs puissent remonter, elle était déjà à cette époque dans le cartel de Juarez. Et de ce qu’elle savait… Elle y avait même vu le jour après quelques relations abusives de certains membres. Rien de très glorieux là-dedans, et son chemin tracé n’y avait pas fait exception. Son corps avait servi tant de fois là-bas que, au final, elle n’était même plus capable d’apprécier quelconque rapport physique. Tout ce qu’elle savait faire… C’était en jouer. Sa seule chance, peut-être, avait été justement de posséder un corps aux lignes sculpturales. Ce dernier lui avait permis de quitter ces chambres infectes qu’elle avait côtoyé des années durant pour faire connaissance avec le monde extérieur. Un monde qui, étrangement, ne lui avait pas semblé si différent de l’image qu’on lui avait inculqué. A croire que Juarez et ses hommes n’avaient en fin de compte jamais menti, mais qu’elle s’était elle-même leurré à croire en une vie meilleure. Sérieusement… Avec une telle enfance, comment pouvait-on espérer plus ? On avait beau dire, les souvenirs ancrés profondément en son âme avaient fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Impossible à oublier, impossible à effacer… En d’autres termes : son chemin d’avenir. Vouloir faire d’elle une femme meilleure aurait été comme apprendre à voler à un enfant. Complètement impensable. Et pourtant… Elle aurait tant aimé. Ne serait-ce que pour comprendre réellement ses interlocuteurs lorsqu’ils lui parlaient de relation, de sentiment,… De chance. Des choses qu’elle n’aurait jamais, des choses qu’elle ne pouvait faire que semblant de comprendre. C’était plutôt étrange, en somme ; mais elle enviait ces gens. Ceux capable de comprendre, capable de souffrir, capable… D’aimer. Oui, la rouquine aurait aimé connaître toutes ces choses. Seulement… Elle n’était tout simplement pas née sous les bons astres, si l’on peut dire.*

- En fin de compte… Deb’ et moi ne sommes pas si différentes, quand on y pense…, murmura-t-elle calmement alors que, machinalement, elle passait une main dans sa chevelure.

*C’est vrai. Celle aux origines russes avait toujours accusé la froideur et l’indifférence de sa collègue et amie sans réellement chercher à comprendre « le pourquoi du comment ». Mais aujourd’hui… Juste là, en cet instant précis, elle comprenait. Debrah avait simplement accepté le rôle que le destin lui avait confié sans chercher à le fuir, sans tenter de changer. Cette femme avait simplement immédiatement comprise qu’il était inutile d’espérer modifier le destin, le cours de son histoire,… Sa propre vie. Elle l’avait accepté sans cillé et, en y réfléchissant bien, peut-être était-ce ça sa véritable force ; dans le cas contraire, elle cachait extrêmement bien son jeu. En d’autres mots, elle était l’opposé d’Aïtia qui s’était leurré et même complainte dans le rêve fou de devenir quelqu’un d’autre. Elle avait tout renié, jusque ses origines et sa véritable personnalité. Et aujourd’hui… Elle le regrettait amèrement. Triste ? Pas vraiment. Elle n’était attachée à personne ici, et personne ne l’était à elle. En fin de compte… Elle aurait pu crever sur le champ que le sujet aurait été aussi intéressant qu’un chat écrasé à l’avis d’un journaliste. Allait-elle finir comme elle avait commencé, dans l’anonymat le plus totale ?... Fort possible. Mais si elle pouvait avoir le choix, elle aimerait choisir la façon d’en finir. Quitté ce théâtre vivant d’une façon qui lui conviendrait, d’une façon… Qui marquerait les esprits ? Oui, c’était ça. Si son parcourt n’était qu’un brouillon sans intérêt, elle se devait de finir sur une œuvre d’art. Un tableau frôlant la perfection, une apothéose à en faire trembler le continent entier. Le summum d’un bouquet final, un feu d’artifice sanglant durant lequel elle y apposerait une signature mortelle ; le dernier acte de sa vie… Se devait d’être magistral.*

*Enfin, c’est ce qu’elle aurait aimé. Seulement l’ex mannequin connaissait parfaitement les codes que respectaient sa comparse, et encore plus le contrat qui les avait liées. Et elle les acceptait. Elle voulait simplement choisir comment terminer cette vie que, malgré ses efforts et ce qu’elle pouvait laisser paraître, elle n’avait jamais aimé.*


- Si seulement…, soupira-t-elle à nouveau en laissant aller sa tête contre son bras allonger sur le bar.

- Un regret ? Demanda une voix non loin d’elle.

*Oui. Elle en avait tellement, qu’elle aurait pu en parler des journées durant. Le regret d’être ce qu’elle était, celui d’avoir été confronté à la réalité sans y être réellement prête, ou encore le fait d’être en arrivée là où elle en était… Non. En réalité, elle n’en avait qu’un. Un seul et unique, qu’elle ne pourrait jamais rattrapper.*


- J’aurais aimé ne jamais naître, lâcha-t-elle platement, signe directe non seulement d’une dépression mais aussi d’un fort tôt d’alcool.

*Quand elle songeait à ses derniers instants de vie, autrefois, elle ne les avait jamais imaginés ainsi. Très loin de là, même. Elle avait souvent entendu que, lorsqu’on croisait la faucheuse, l’on voyait notre vie défiler à toute vitesse. Une chose qui l’avait toujours faites rire… jusque maintenant. En cette matinée, justement, elle pouvait voir que tous ces mots qu’elle avait considérés avec tant de dérision n’étaient que pur vérité. Elle se revoyait naître, abuser, manipuler,… Elle se revoyait espérer à vivre pleinement son existence lorsque Kern’ , Dan’, et l’agent Chapman l’avaient sortie de cet enfer vivant qu’était le Cartel de Juarez. Et, finalement, elle se remémorait à quel point elle s’était trouvé loin de la réalité après avoir vu le monde en face : elle avait été naïve. Depuis le début. Et ça, s’en rendre compte juste en cet instant était dur à avaler. Trop, même… et c’est pourquoi, la tête toujours sur le comptoir, elle tendit une main en direction du verre encore remplit. Seulement ses doigts ne se refermèrent que sur le vide. Ayant déjà considérablement bu, la rouquine avait du mal à évaluer la distance et elle avait cru son verre à porter. Faute de ne pas se rater une seconde fois, elle se redressa tant bien que mal et s’empara de la bouteille pour y boire directement. Ca faisait du bien de se perdre là-dedans, parfois. Malheureusement, ce sentiment de béatitude n’était qu’éphémère…*


- Inutile de te donner les raisons de ma présence, pas vrai ? Commença calmement l’autre personne assise plus loin derrière.

*Effectivement, il était inutile de s’expliquer là-dessus : cette voix féminine venait simplement achever son travail. Mais quitte à en finir… Aïtia avait tant de choses à lui demander. Plus que tout : elle voulait tant la comprendre avant de partir. Et puis… Elle voulait gagner du temps, aussi. Elle acceptait sa mort, c’était indéniable. Mais si elle pouvait l’éviter… Vivre ne se refusait pas aussi facilement, quoi qu’on en dise. Si cet homme qu’elle avait revu quelques jours plus tôt remplissait son contrat, il devrait arriver d’ici peu… Et l’aider, la sauver. Mais s’il lui faisait faux bond ? Et s’il ne l’avait pas prise au sérieux lorsqu’elle lui en avait parlé ?... Ce n’était pas impossible, surtout que la russe doutait amèrement de sa capacité à tenir un engagement.*


- Dis-moi Ded'… Sincèrement… Est-ce que t’as toujours été comme ça ?..., demanda-t-elle doucement.

- Non.

*La nommé Deb’ avait répondu du tac-o-tac et avec une telle franchise, que l’ancienne mannequin en fut littéralement choqué. Elle, si glaciale avec les gens, si méfiante, si… Impassible. Aïtia l’avait toujours connu ainsi, songeant qu’il s’agissait de sa réelle nature. Mais à nouveau, elle comprenait amèrement qu’elle s’était trompée sur toute la ligne. Elle-même avait toujours été plus ou moins comme elle était aujourd’hui. Comment une femme comme Kern’, avec une telle volonté, avait pu changer comme ça ? S’en était presque impensable. Il avait forcément du se passer quelque chose. Ou alors, elle n’avait changé que petit à petit… De toute façon, il n’y aurait jamais de réponse si elle lui posait la question. C’est pourquoi tranquillement, la jeune femme se retourna vers son interlocutrice dans l’objectif de la détailler. Seulement comme à son habitude, cette dernière s’était mise dans l’ombre et seul les contours de sa silhouette étaient véritablement visible.*

- Et aujourd’hui… T’es incapable d’avoir ni compassion, ni affection ?

- Si, seulement ce serait une faiblesse de ma part de le montrer. Pour être sincère, ce qui va suivre me dérange réellement. Simplement... Les règles sont les règles, et je n’y fait aucune exception.


*Second choque pour la danseuse au corps tatoué. Elle mit d’ailleurs une bonne minute à s’en remettre et se tourna de nouveau vers le comptoir du bar. Elle y attrapa de nouveau la bouteille et la fini d’une traite, essayant de faire le vide dans son esprit : en vain. Rien effaçait ce que venait de déclarer celle qu’elle considérait, malgré tout, comme une amie… Voir comme une grande sœur. Ainsi donc, les apparences qu’elle donnait et ce qu’elle laissait penser aux autres n’était rien de plus qu’un rôle volontaire, un choix personnel. Cette femme avait choisi de faire passer ses codes et ses principes avant sa propre personne. Dans un sens… C’était plutôt honorable de sa part. Il est vrai qu’en y songeant bien Aïtia n’avait jamais eu de problème avec cette personne. Chaque fois qu’elle lui avait demandé quelque chose, elle l’avait accepté sans ni objections, ni chercher le pourquoi du comment. Elle s’était exécutée, effectuant les tâches demandé sans même prendre en compte les répercutions éventuel ou les problèmes qui, inévitablement, s’en suivraient. Elle avait tout simplement respecté ses engagements, même lorsqu’elle n’avait rien de plus que donné une parole… Etrange, quand on y pense. Surtout que, parfois, les services demandés étaient d’ordre personnel et n’avaient véritablement aucuns rapports avec son travail réel. Finalement… Peut-être s’appréciaient-elles mutuellement. Peut-être que, lorsqu’elle l’avait aidé à quitter le Quartel mexicain, la brune au tempérament de glace n’avait à la base aucunes intentions derrière. Après tout… C’est plus d’un an plus tard qu’elle était venue réclamer ses services, son aide. Autrement, ses visites avaient toujours été brèves et elle s’était contentée de savoir si tout allait bien… Quoi que. Peut-être n’avait-ce été à nouveau qu’une façon de garder contact, pour le jour où le besoin se ferait sentir. Qui sait, de toute façon ?... Aïtia n’avait jamais réussie à la cerner, et il était clair qu’elle n’en aurait jamais l’occasion.*
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Louis Chapman

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MessageSujet: Re: Au commencement, la fin. [with Chapman]   Jeu 20 Sep 2012 - 13:25

*Une semaine. Cela faisait très exactement une semaine depuis cette partie de poker… qui a changé beaucoup de choses. Mais ces « choses » étaient-elles véridique ? Ou bien n’était-ce qu’un autre mensonge de la part de cette femme ? Les deux hypothèses étaient totalement plausibles, mais laquelle croire ? Aleksis n’en savait rien, et pour la première fois depuis très longtemps, il doutait, ne sachant que faire. Les termes du contrat étaient très clairs : il aurait ce qu’il voudrait comme renseignements mais il devait être au Bloody, aujourd’hui matin, afin d’empêcher une certaine personne de tirer… mais il ne comprenait pas, trop d’élément qui ne concordait pas s’insinuait dans cette affaire. Pourquoi avait-elle besoin de son aide ? Elle était parfaitement capable de se défende toute seule. A moins que se soit sa volonté ? Se laisser faire ? Et le fait que Louis soit sur place ne serait qu’une porte de sortie « au cas où » ? Il avait beau la connaitre, ou du moins dans un certain sens, elle restait un mystère entier pour lui.

Rapportant la bouteille de whisky qu’il tenait dans la main à sa bouche, il avala une longue lampée. Une scène lui revint en mémoire, la première fois qu’il vit Aïtia, lors de l’affaire du Cartel de Juarez. Cette première rencontre – à sens unique – n’avait pas été très bénéfique, pour aucun des deux. L’homme en noir s’était infiltré dans un bâtiment du Cartel, utilisant les informations que Dan’ lui avait fourni. Il avait toujours eu des doutes au sujet de ce dernier, ne lui faisant absolument pas confiance. Il avait toujours en travers de la gorge l’histoire à Las Vegas, lorsqu’il lui avait donné des fausses indications pour l’éloigner de l’affaire. Mais c’était sous-estimé Aleksis de croire que ce genre de subterfuge marcherait. En effet, n’ayant jamais fait confiance à cet homme, il ne s’y était pas fier, et il avait eu raison, car il avait apprit quelques temps plus tard que toutes les informations qu’il lui avait donné était fausses. Lorsqu’il l’avait retrouvé, ça avait faillit tourner à la tuerie, mais finalement, ils avaient trouvé un terrain d’entente et avait finit par faire « équipe ». Enfin, aussi bien que deux hommes qui ne se faisaient pas confiance puisse le faire. Mais tout deux avaient besoin l’un de l’autre, alors au final, ils s’étaient entraider.

Soupçonnant tout de même une certaine arnaque – son plan était trop… bien détaillé – il l’avait tout de même suivit. Dan’ connaissait beaucoup mieux que lui le Cartel. Aleksis aurait put trouver une autre façon d’entrer dans le bâtiment, mais cela lui aurait prit beaucoup plus de temps, et du temps, c’était la seule chose qu’il n’avait pas assez. Depuis le début, depuis cette course où il avait failli mourir lorsqu’il était sorti de la piste, chaque heure, chaque minute, chaque secondes étaient précieuses. Seulement, cette fois-ci, ce n’était plus uniquement du temps qu’il risquait, comme à Las Vegas, mais sa vie, en suivant le plan de Dan’, un moindre faux pas, et il serait repéré, et vu tout ce qui se passait ici, il aurait tôt fait de retrouver sa tête planter sur un piquet dans la coure.

Troquant cette fois-ci ses lunettes de soleil pour une paire à une vision thermique, il s’était retrouvé sur le toit du bâtiment. Toutes les entrées étaient bouclées, il n’y avait aucune chance de passer par celles-ci. Et même ici, tout était farouchement surveillé. Garde, caméra, laser, et il ne serait pas surpris de retrouver même des mines. Ces types étaient complètement tarés. Le russe aussi, d’un certain coté non ? Qui irait se frotter à ce Cartel pour libérer une femme comme Dolores ? Pas grand monde, si ce n’est Dan’… et Louis, peut-être ? Possible. Au début, c’était par intérêt personnel, soyons franc. La jeune femme était la seule à pouvoir apporter certaines réponses aux interrogations de ce dernier, comme certaines pertes de mémoires qui ont engloutis des pans entier de sa vie. Mais après…
Pour Dan’, c’était différent, quelque chose de profond existait entre lui et Dolores. Relation amoureuse ? Fraternelle ? Quelque part entre les deux il dirait. C’était quelque chose de plus puissant qu’un simple lien de famille, mais ce n’était pas non plus comme quelqu’un qui était amoureux d’une fille. Mais bon, il n’avait pas chercher plus loin, cela ne le regardait aucunement, mais il n’oublierait jamais la réaction de Dan’ lorsqu’il lui avait posé la question pour la deuxième fois, lorsqu’ils préparaient l’infiltration de Louis au sein du Cartel.*

– Alors, honnêtement, pourquoi essayes-tu de sortir Dolores de cette merde ?
– Je te l’ai déjà dit.

*Dan’ avait alors éclaté de rire en l’entendant, mais il n’avait plus rien dit. Aleksis se moquait éperdument de ce que l’homme pensait de lui. Il en avait toujours fait ainsi pour toutes les personnes qui se permettaient de le juger, et cela ne changerait pas maintenant. Pour quelle raison cela devrait changer ? Il n’y en avait pas, tout simplement, et il n’y en aurait jamais aucune. Il assumait pleinement le fait que toutes les actions qu’il entreprenait – ou presque – n’étaient pas anodines et que cela lui servait. Monstre, manipulateur, antipathique, meurtrier, assassin, Aleksis ne comptait plus le nombre d’adjectif qu’on avait utilisé pour le qualifier.

Quoi qu’il en soit, il se déplaça lentement sur le toit, évitant les faisceaux lumineux qui se baladait de long en large et qui était relié à un système d’alarme dans le bâtiment. Qu’il en touche un seul, et des dizaines d’hommes se regrouperont ici dans la minute suivante, Dan’ avait été très clair également. Ses lunettes thermiques permettaient de les repérés, du moins logiquement… jusqu’ici c’était le cas. Il arriva finalement à l’autre bout du toit, très exactement dans le coin supérieur droit, au dessus de la deuxième fenêtre en partant par la droite. C’était l’entrée la plus sûr qu’il avait trouvé. Les autres pièces étaient soit occuper, soit verrouillés, et il n’avait pas le temps de s’amuser à les déverrouiller. De toute façon, chaque porte était reliée à un système qui sonnait l’alarme si jamais la bonne clef n’était pas utilisée. En plus d’être taré, ces mecs étaient aussi complètement paranos. Mais bon, puisqu’il n’avait pas le choix. Il se pencha sur le bord, il devait y avoir une bonne quinzaine d’étage… s’il tombait, il allait se tuer, tout simplement.

Attendant que la patrouille au sol passe, histoire d’être certain de ne pas se faire repéré, il s’agrippa au bord, laissant ses jambes pendre dans le vide. La pièce où il devait se rendre avait un petit balcon d’une cinquantaine de centimètres, s’il se ratait, c’était la chute. Lorsqu’il jugea le moment opportun, il se laissa tomber, pour atterrir trois mètres plus bas, sur le balcon. Comme prévu, la double porte fenêtre était ouverte. Il entra. C’était juste une chambre, avec un lit, une armoire entrouverte, et c’est tout. Se dirigeant vers la porte, il tenta de l’ouvrir… pour se rendre compte qu’elle était verrouillée. Une vague de chaleur s’empara de Louis à cet instant. Dan’. Si jamais il l’avait doublé, il promettait de le retrouver et de lui régler son compte. Comment sortir de cet endroit maintenant ? Pas moyen de remonter sur le toit. Peut-être par la pièce d’à coté ? Retournant sur le balcon, il observa la pièce voisine, mais celle-ci n’avait pas de balcon. Et merde.

A ce moment là, des bruits provenant du couloir se firent entendre. Son intuition indiqua à Louis qu’il valait mieux se planquer maintenant. Cherchant autour de lui, son regard tomba sur l’armoire, c’était cliché et risqué, mais il n’y avait que cet endroit pour se cacher. Se cachant donc à l’intérieur, il referma l’armoire, malheureusement, au niveau de sa tête, il y avait des ouvertures. Si quelqu’un regardait fixement dans cette direction, il le verrait. Si c’était une personne tout seul il arriverait à le maitriser sans problème, normalement. Mais si c’était un groupe… un d’entre eux arriverait bien à appeler des renforts. Il allait falloir être rapide.

Aleksis s’apprêtait déjà à sortir pour assommer le nouvel arrivant lorsqu’il s’arrêta à la dernière minute en voyant qui venait : un homme, dans la quarantaine, typiquement hispanique, ainsi qu’une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de dix huit ans, voir peut-être moins. Qu’est-ce qu’ils venaient faire ici ? La réalité lui sauta bien vite aux yeux lorsque l’homme projeta la jeune fille sur le lit sans aucune douceur. Dans son regard, on pouvait lire une lueur de perversité… il ne fallait pas être devin pour comprendre ce qui allait arriver. L’agent double serra les poings.

Le membre du Cartel se rapprocha de la jeune fille, qui, étrangement, ne se débattait pas. Il lui arracha sans ménagement ses vêtements, dévoilant sa poitrine à nu, avant de la plaquer à plat ventre contre le lit pour lui retirer son pantalon. Le viol… c’était une pratique immonde, Louis avait fait beaucoup de choses dans sa vie, des choses pas très catholique, mais se rabaisser à ça ? Jamais. La jeune fille se laissa faire tout du long, même lorsque l’hispanique la pénétra sans ménagement. Pas un cri, pas un gémissement, pas un hurlement, rien ne sortit de sa bouche, comme si elle était habituée à de telle pratique. Aleksis avait envie d’intervenir, mettre fin à tout cela, mais il se retint, s’il faisait cela, il risquait bien de mettre son opération en difficulté, il ne pouvait pas. Serrant les dents pour ne pas démolir le gars, il détourna les yeux. Mais ça ne servait à rien car les bruits que l’homme faisait étaient très audibles, et très suggestif de la scène.

Pourquoi est-ce qu’il fallait que ça tombe maintenant ? Puis une parole de Dan’ lui revint en mémoire : il avait TOUT prévu. Même ça ? Non ce n’est pas possible… du moins il l’espérait, car si c’était le cas, ce dernier voulait que Louis assiste à la scène ? Qu’est-ce que c’était mesquin… et cruel, car il savait parfaitement qu’Aleksis ne pourrait pas intervenir sans risquer de compromettre l’opération. La scène dura encore une bonne vingtaine de minute avant que l’homme ne soit rassasier. Sans aucun geste vers la jeune fille, il se rhabilla et sortit… mais ne verrouilla pas la porte, laissant sans doute ouverte pour qu’elle puisse sortir après. Celle-ci resta cependant couchée, recroquevillée sur elle-même, sur le lit. Le regard perdu dans le vague. Est-ce qu’elle l’avait repéré ? Si c’était le cas, elle n’en avait pas fait la moindre allusion. Finalement, elle sembla s’endormir.

Aleksis sortit de sa planque lorsqu’il fut certain qu’elle soit endormie. S’approchant d’elle, il remarqua que c’était une rouquine. Pauvre fille… Qui c’est depuis combien d’année elle subissait ça ? Son expression et son calme durant l’acte montrait qu’elle avait une certaine habitude, mais tout de même. Ne sachant pas trop pourquoi – La pitié sans aucun doute – l’homme en noir approcha une main de son visage pour lui retirer une mèche qui lui tombait sur le visage. Il se contenta ensuite d'un seul mot :*

– Désolé… Marmonna-t-il avant de sortir de la chambre.

*Revenant au moment présent, Louis acheva sa bouteille de whisky, qu’il reposa sur la table. Rien qu’en repensant à cette situation, il avait eu un aperçu de ce qu’avait été la vie d’Aïtia au sein du Cartel. L’avait-elle méritée ? Aucune idée, tout ce qu’il savait, c’est qu’une fois qu’elle était sortie de là, elle n’avait jamais réussit à avoir une vie normale à proprement parler. Il suffisait de voir son établissement et sa venue à Raccoon City pour le comprendre. Qui aurait put l’avoir d’ailleurs ? Personne, sans doute… Ha, la rouquine serait très certainement énervée de savoir qu’Aleksis éprouvait une certaine pitié pour elle. Quoi qu’il en soit, sans vraiment savoir pourquoi – la croyait-il finalement ? – ses pas le guidèrent jusqu’au bar où elle lui avait donné rendez-vous. Se remémorer ce moment du passé l’avait sans doute convaincu.

Lorsqu’il voulu ouvrir la porte, il remarqua que celle-ci était verrouillée, de l’intérieur. Haussant les sourcils, il comprit très vite que ce n’était pas Aïtia qui était derrière ça. Pourquoi aurait-elle verrouillée son bar sachant qu’il devait venir ? A moins qu’elle doutait dé le début qu’il respecterait son engagement ? Si c’était le cas, elle avait fait preuve de prudent, car, il faut l’admettre, compter uniquement sur la présence d’Aleksis aurait été une erreur. Mais bon, il n’allait pas se laisser arrêter comme ça. Il s’apprêta à l’enfoncer lorsqu’il entendit des voix à l’intérieur… deux pour être exact, même s’il n’arrivait pas à les reconnaitre. Serait-ce possible que la personne dont l’agent double devait protéger Aïtia soit déjà là ? Si c’était le cas, c’était surement déjà trop tard. Mais il devait en avoir le cœur net.

Passant par derrière, Aleksis gravit une échelle de secours. Il monta jusqu’à arriver à une fenêtre qui était entrouverte, n’hésitant pas une seconde, il l’ouvrit totalement pour entrer dans ce qui semblait être des toilettes. Même s’il était déjà venu au Bloody, il n’était jamais venu dans cette partie de la boite. Sortant des toilettes, il se retrouva dans ce qui semblait être un salon vip avec une grande baie vitrée qui donnait sur le bar. Se planquant derrière un pilier, il observa discrètement ce qui se passait en bas. Deux personnes étaient présentes, dont l’une était affalée sur le bar. Il reconnut facilement Aïtia et sa chevelure rousse, par contre l’autre… elle était dans l’ombre et seul les contours de sa silhouette était discernable. Tout ce qu’il pouvait en déduire c’est que c’était une femme, à part ça…

Il était peut-être temps d’intervenir… mais l’homme en noir ne le fit pas. Il voulait savoir qui était cette personne qui en voulait à la vie d’Aïtia. En tendant correctement l’oreille, il put entendre leur discussion, quoiqu’un peu étouffée par la baie vitrée.*

– Et aujourd’hui… T’es incapable d’avoir ni compassion, ni affection ?
– Si, seulement ce serait une faiblesse de ma part de le montrer. Pour être sincère, ce qui va suivre me dérange réellement. Simplement... Les règles sont les règles, et je n’y fait aucune exception.

*Le russe faillit tomber a la renverse. Cette voix… Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Pourquoi était-ce elle qui voulait tuer Aïtia ? Alors qu’il les avait toujours crues amies. Même si pour cette femme, la signification du mot « ami » est bien différente de la plupart des gens normaux. Debrah… qu’a-t-elle en tête ? Et si elle se trouve ici, est-ce qu’il est en droit de s’attendre à d’autre surprises ? Sortant lentement son magnum de son holster, Aleksis se demanda longuement ce qu’il convenait de faire. Intervenir ? Les laisser encore discuter ? Partir par là où il était arrivé ? Faire comme si tout ça ne s’était jamais produit ? Se serait la plus sage des décisions… mais également celle qui lui plaisait le moins.

Sentant sa main trembler légèrement, il respira lentement, reprenant un contrôle parfait de lui-même. Sa décision était prise. Se déplaçant lentement vers la porte qui donnait sur l’escalier pour descendre dans le bar, il fit attention à ne pas se faire repérer, même si la baie vitrée donnait sur un angle de vue que Debrah ne pouvait pas avoir. Au moment où il ouvrit la porte, il entendit les deux autres femmes parlé à nouveau.*

– Juste… j’aurais une faveur à te demander. Tires quand…

*C’était donc ça, Aïtia était résolue à mourir ? Elle acceptait sa mort ? Sans aucun doute. Mais Aleksis savait que si elle pouvait vivre encore un peu, elle le ferait. Comment le savait-il ? Tout simplement parce que sinon, elle ne lui aurait pas demandé d’empêcher cette « personne » de tirer. C’était le moment d’intervenir, sinon ça serait trop tard.*

– Personne ne va tirer sur personne. Se contenta-t-il de dire de sa voix neutre.

*Il avait dit cela alors qu’il atteignait le bas de l’escalier, pointant son arme à feu sur Debrah qui était toujours dans l’ombre. Connaissant parfaitement les capacités de la jeune femme – elle n’hésiterait pas à tirer, même avec un Colt Python pointé sur elle – Aleksis se posta entre Debrah et Aïtia, gardant cette dernière dans son dos et l’autre dans sa ligne de mire. Il était finalement arrivé à temps pour respecter son engagement, malgré tout, c’était loin d’être fini. L’observant à travers ses lunettes de soleil, le russe garda le silence un bon moment. Le temps semblait s’être arrêté et la tension était palpable. Il ignorait réellement pourquoi Debrah voulait tuer la rousse, mais c’est qu’il devait y avoir une bonne raison derrière tout ça. Il voulait bien croire que ça allait la déranger de faire ce qu’elle devait faire… mais alors pourquoi ? Debrah n’était pas du genre à obéir à un supérieur, il y avait un truc énorme derrière tout ça, c’était obliger.*

– Bonjour Debrah.

*Il n’adressa cependant pas un mot à Aïtia, se concentrant entièrement sur son opposante. Il la connaissait assez pour savoir que la moindre déconcentration pouvait s’avérer fatale.*

– Je suppose qu’il est parfaitement inutile de te demander de simplement t’en aller ?
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Aïtia Kovoläk

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MessageSujet: Re: Au commencement, la fin. [with Chapman]   Jeu 20 Sep 2012 - 20:32

- Juste… J’aurais une faveur à te demander. Tire quand…

- Personne ne va tirer sur personne,
déclara une nouvelle voix un peu plus loin.

*La jeune femme se redressa aussitôt après cette interruption. Son regard se porta au bas des escaliers, juste sur sa droite, pour distinguer le nouvel arrivant qui n’était autre que celui qu’elle attendait : Aleksis. En un sens, cela faisait assez étrange de revoir cet improbable trio à nouveau réunit. Il ne manquait plus que Dan’… Et le groupe serait au complet. La dernière fois qu’ils avaient été réunis, la situation avait été à l’opposé : ils étaient venus la sauver, elle, la pauvre petite rouquine sans histoire, celle dont seul son corps intéressait. Et là, juste en ce moment… Debrah était venue pour la descendre. En un sens, ce paradoxe avait de quoi faire sourire. Tant d’ironie… Pour si peu de choses. Le soupire que lâcha la jeune femme pouvait d’ailleurs en dire long sur sa façon de penser. Elle ne prêta guère attention au fait que Louis avait salué uniquement celle qu’elle prenait encore pour une grande sœur malgré les évènements. Au lieu de ça, elle se tourna simplement sur son tabouret pour faire dos au bar, maintenant toutefois ses coudes dessus, et pencha légèrement sa tête sur le côté pour observer Debrah. Cette dernière s’était levée mais demeurait toujours dans l’ombre. Encore et toujours cette fâcheuse habitude…*


- Je me doutais bien que tu ramènerais quelqu’un… C’est pourquoi je ne suis pas venue seule non plus. Je n’ai qu’un geste à faire, il vous a déjà dans sa ligne. Toutefois Aïtia… J’avoue que ton choix me surprend.

*Un léger sourire se forma sur les lèvres de la rouquine. Debrah, ne pas venir seule ? C’était assez surprenant en soit. Une femme aussi solitaire demandait rarement l’appui de quelqu’un, et ce ne serait-ce que par fierté. Avec une méfiance sans borne, il n’y avait qu’une personne qu’elle serait capable d’accepter ainsi. Pire que tout, de lui vouer une telle confiance ; Dan. C’était forcément lui. Il n’y avait que lui qu’elle serait capable d’accepter en pareil situation. L’ancienne mannequin savait qu’il ne s’agissait sûrement pas d’amour, mais d’une pure et réelle amitié. Il suffisait de voir la confiance aveugle qu’ils se vouaient l’un l’autre pour le comprendre. Enfin pour le voir, il fallait d’abord les connaitre puisque ni l’un ni l’autre ne démontrait quelconque fraternité. Mais au final, était-ce si important ?... Non. Il y avait bien mieux à réfléchir pour le moment et, en somme, l’alcool n’aidait en rien la russe qui partait sans cesse d’une pensée à l’autre sans qu’aucune n’ait un réel rapport. Elle se frotta légèrement les yeux d’un bras, avant de s’adresser à l’interlocutrice dans un sourire franc.*

- Il voulait des réponses, je les lui offre simplement sur un plateau avec toi en chair et en os.

*C’est vrai. Son choix s’était arrêté sur lui pour cette simple et unique raison : les informations qu’elle lui avait promises. Car au fond… Elle savait pertinemment que, lorsque Debrah s’était fixé un objectif, rien ni personne ne pouvait l’empêcher de l’atteindre. Le fait qu’elle soit encore en vie le prouvait. Non… Aïtia n’avait pas réellement cherché à esquiver le sort qui l’attendait. Elle faisait simplement d’une pierre deux coups, si l’on peut dire. Après les deux erreurs qu’elle avait commise, et pas des moindres, elle n’avait pas souhaité se risquer à en commettre une troisième. Elle avait promise à Aleksis des informations, il les aurait. Mais ce n’est sûrement pas elle qui le lui livrerait, ce serait à lui d’aller les chercher. En une semaine, elle avait pris le temps d’analyser chacun des derniers évènements et en avait conclu très rapidement que, malgré le passé, la brune aux allures féline répondrait à toutes questions ne mettant ni son histoire à jour, ni sa vie en danger.*

- En d’autres termes… Toi-même tu sais qu’un tel choix n’empêchera en rien la suite. Tu cherches simplement à honorer ta parole. N’est-ce pas ?

- Exact. On a qu’à dire que je te le demande comme une dernière faveur. Toutefois, j’avoue être curieuse de voir ta façon de faire.


*Debrah n’y répondit rien. Au lieu de ça, elle s’avança d’un pas afin de quitter les ombres et renvoya son arme de poing à son holster de cuisse gauche. Avec une autre personne, on aurait facilement pu croire à un signe de non-agression, de pacifisme total. Mais avec elle… Le doute s’immisça rapidement chez la rouquine. Abandonnait-elle vraiment la violence pour cette fois, ou bien n’était-ce qu’un leurre ?... La première idée était tout à fait possible si l’on analysait le comportement franc que cette dernière avait eu jusqu’ici. Mais elle disposait d’un comportement si imprévisible, qu’Aïtia préféra rester sur ses gardes… Ses pensée se brouillèrent brutalement tandis qu’un mal de tête incomparable l’accaparait. Comme disait l’une de ses employées, « Trop d’alcool, tue l’alcool »… Cette déclaration prenait ici tout son sens : lorsque la gérante en sursis attrapa une autre bouteille pour la porter à ses lèvres, la simple odeur du liquide lui donna envie de vomir. Le monde entier sembla lui tourner autour et, de peur de tomber, elle se tourna aussitôt vers le bar pour s’y étaler. La bouteille lui glissa des mains pour s’écraser sur le sol dans un choc qui résonna dans toute la pièce… Mais personne ne s’en préoccupa. La coupable était plus occupé à revenir sur terre, et ça lui prit à son sens une éternité bien qu’il ne se passa que quelques secondes. Lorsqu’elle se retourna à nouveau vers les deux autres personnes, Debrah était en train de s’avancer tranquillement vers celui qui la braquait – une chose que peu de gens oserait faire avec un colt d’un tel calibre de braqué –. Pour mieux voir la suite, Aïtia changea tant bien que mal de tabouret pour se mettre d’avantage sur le côté. Deux choses la perturbèrent en cet instant précis : l’absence de froideur qui avait été remplacé par une impassibilité parfaite, et… Cet étrange sourire qui étirait légèrement ses lèvres. Mais elle n’eut pas le temps de se poser vraiment la question quant à savoir la suite. De son index, la femme au jogging sombre écarta tout doucement le canon pourtant armé et se rapprocha d’avantage d’Aleksis, dans le seul but de… de… ?*

*Celle aux origines russes resta pétrifié par la suite. A tel point, qu’elle crut un instant être victime d’hallucinations dû à son abus d’alcool ; Debrah venait purement et simplement de fermer les yeux en posant ses lèvres sur celles de Louis, comme une véritable amante le ferait… Etait-ce une blague ?... Aïtia cligna des yeux à plusieurs reprises, se les frottas, cligna de nouveau des paupières… Rien à faire : ses yeux visualisaient toujours la même scène. D’ailleurs, l’absence de réactions du destinataire de ce geste sembla indiquer que, tout comme elle, il ne s’y était certainement pas attendu. Faut dire… une telle scène, et entre ces deux-là, en plus, qui ne cessaient de se tirer dans les pattes… Ca dépassait l’entendement, ou du moins la capacité de compréhension qu’avait la rouquine qui ne parvenait pas à quitter son état de choc… et lorsqu’elle comprit enfin le but de cette manœuvre, il était trop tard : les yeux de la brune, au contact de l’homme, s’ouvrirent brutalement alors que dans un même temps elle se saisissait de son arme. En une fraction de seconde, le canon se retrouva braquer en direction de sa cible, et la déflagration qui suivit sembla déchirer bien plus que le simple silence qui s’était installé. La rouquine tomba à la renverse dans une expression de surprise, mais elle ne ressentit guère le sol avec lequel elle entra durement en contact. Bien que son regard soit dirigé sur le plafond, il semblait complètement absent. Sa vie se mit à défiler à tout allure…*

* Elle se revit naître dans une immonde cellule, ne faire que survivre ses premières années avec peu d’eau et de nourriture, être accompagné toute son enfance par du sang, des cri, de la violence, et encore du sang. Elle se mit à revivre, bien malgré elle, son premier viol, et puis le second, le suivant, et encore le suivant,… une chaîne interminable qui avait forgé celle qu’elle était aujourd’hui : une femme incapable d’apprécier une quelconque relation humaine, qu’elle soit physique ou non. Et puis, finalement, elle se remémora la première fois qu’elle avait vu Debrah. Derrière sa froideur et son indifférence, cette dernière l’avait malgré tout aidé, protégé… Et même sauvé en mettant fin au cartel de Juarez. Elle lui avait offerte une nouvelle vie et, en quelque sorte, une nouvelle identité. Indirectement, la rouquine se rendait compte qu’elle avait sans le vouloir pris cette femme pour exemple. C’est vrai. A l’époque, elle avait eu le choix : disparaître pour apprendre à vivre, ou rester en contact et servir. Elle avait choisi la seconde solution, considérant que ses dettes étaient trop importantes. Aujourd’hui encore, elle se sentait étrangement redevable. Non en fin de compte… Elle n’était pas à plaindre : elle avait fait ses propres choix et rien ni personne ne devait l’en blâmer. La quantité d’alcool ingurgité plus tôt l’avait simplement faite sombrer, voir dérivé sur des choses qui ne représentaient en rien la réalité. Tout ce qui l’avait énervé, en somme, demeurait la personne qui venait de tirer : elle aurait aimé qu’il s’agisse de quelqu’un d’autre. Mais au final… Elle était étrangement heureuse. Heureuse que son bourreau n’y ait trouvé aucun plaisir. Luttant pour demeurer consciente, sa main vint fouiller la poche interne de sa veste pour en sortir sa carte d’identité ainsi que son permis, qu’elle conservait toujours à part. Son bras glissa sur sa droite pour s’étaler sur le sol, avant que sa tête ne se tourne du même côté ; elle comprenait. Elle comprenait enfin qui était réellement Debrah. Ses yeux se fermèrent lentement alors qu’un sourire satisfait étira ses lèvres, accompagné par une expression franchement détendu ; elle n’avait plus rien à faire ici.*
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Louis Chapman

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MessageSujet: Re: Au commencement, la fin. [with Chapman]   Mar 25 Sep 2012 - 10:49

*Quelle situation ironique quand on y pense. Dire qu’ils étaient tous les trois sortit ensemble du Cartel, et voila qu’ils étaient prêt à s’entretuer sans autre forme de procès. Dieu a vraiment le sens de l’humour. L’arrivée d’Aleksis avait, semble-t-il, perturbé légèrement Debrah, qui avait décidé de se lever, restant tout de même dans l’ombre qui semblait la protéger, comme si l’ombre elle-même avait prit le partit de cette dernière. Il avait conscience que se dresser contre cette femme était dangereux, qu’il encourait beaucoup de risque.

Imperturbable, le russe ne bougeait pas d’un millimètre, même lorsqu’elle tenta de le déstabilisé en lui disant qu’elle aussi avait ramené quelqu’un pour assurer ses arrières, et qu’en ce moment même, il l’avait dans sa ligne de mir. Aleksis allait rétorquer qu’elle bluffait tout simplement. Il la connaissait trop bien pour croire qu’elle ferait confiance à quelqu’un pour un boulot pareil. Elle allait le faire tout seul, elle ne jouerait pas sa vie avec quelqu’un dans l’ombre pour la couvrir. Sauf peut-être… un doute s’insinua tout de même dans son esprit : il y avait effectivement une personne en qui Debrah avait suffisamment de confiance pour confier ainsi sa vie : Dan’. Il continuait de croire qu’elle bluffait, mais ce petit doute avait suffit à le faire redoubler de vigilance. Il décida donc de ne pas la provoquer à lui prouver le contraire.*

– Pourquoi tu ne demanderais pas à Dan’ de venir nous rejoindre ? Il doit se sentir exclu là où il est.

*Ce n’était pas de la provocation, c’était juste une constatation, pour lui montrer que, s’il y avait effectivement quelqu’un dans les parages, c’était forcément lui et personne d’autre. De plus, il devait être assez discret et fort pour qu’Aleksis ne l’ai pas remarqué lorsqu’il était arrivé, ce qui n’était pas une mince chose à faire. Quoi qu’il en soit, la situation était dans une impasse, si quelqu’un ne faisait ne faisait que serait-ce qu’un geste malheureux ou mal interprété, ça pouvait partir dans tout les sens. Le doigt continuant de caresser la détente de son arme, il écouta ensuite leur échange, sans intervenir. Ainsi donc, c’était un genre de « cadeau » que la rouquine lui faisait en l’amenant face à Debrah, une rencontre avec elle en chair et en os. Un joli emballage… pour un cadeau empoisonné sans doute, car malgré toutes les fois où ils s’étaient retrouver face à face, cette dernière ne lui avait jamais complètement révélé la vérité sur ce qui s’était passer quand ils étaient en même temps chez Prophète. Des brides de souvenirs – des discussions, des propositions – lui était revenu au fur et à mesure. La plupart des missions qu’il avait exécuté durant ces années étaient revenues à la surface, mais le pourquoi du comment il avait perdu la mémoire restait un mystère. Il savait juste que Debrah avait une part de responsabilité là dedans, si ce n’est toute la responsabilité. Lorsque lui et Varkos avaient mis un terme à l’organisation du Stryge, Essex avait affirmé n’y être pour rien dans sa perte de mémoire, et les documents qu’il avait trouvés dans la grande bibliothèque attestaient cela. Bien évidemment, il n’avait pas cru cela, et il s’était arrangé pour que le scientifique lui dise la vérité. Par la suite, il avait fouillé d’autre piste, et chaque fois, ça revenait à cette femme, Debrah. Bien évidemment, il n’avait pas utilisé la même méthode avec elle – la torture – car elle n’était pas assez faible pour révéler ce qu’il voulait avec des techniques pareils.

Finalement, était-ce parce que lui et les deux autres avaient sortit Aïtia de cet enfer qu’était le Cartel de Juarez qu’elle lui offrait Debrah sur un plateau en argent ? La question lui brulait les lèvres, mais il ne dit rien, ne détachant pas son regard de son opposante. S’ils s’en sortaient tous, il lui demanderait, mais en attendant, il conserva le silence. Mais une chose était désormais certain : depuis le début, elle s’était résolue a son sort, elle savait qu’elle allait mourir, et la présence d’Aleksis n’y changerait rien. Il s’était trompé. Mais maintenant qu’il était là, il allait honorer sa part du marché, empêcher le tireur, peu importe qui c’est, de tuer Aïtia.

Néanmoins, la situation semblait être dans une impasse. Puis Debrah fit quelque chose à laquelle Aleksis ne s’attendait pas : elle rangea son arme et sortit de l’ombre. Pourquoi est-ce qu’elle faisait ça ? Elle ne voyait pas le revolver qui était pointé sur elle ? On dirait plutôt qu’elle s’en foutait éperdument. Pour elle, qu’il pointe une arme ou non contre elle ne changeait absolument rien. Soit elle était suicidaire, soit elle pensait réellement qu’il n’arriverait pas à lui tirer dessus. Un bruit de verre cassé résonna dans le dos d’Aleksis, sans doute la rouquine qui était désormais trop loin pour pouvoir tenir correctement une bouteille. Combien de litre d’alcool elle avait ingurgité durant cette nuit ? Suffisamment pour exploser à la moindre étincelle sans doute. Puis sa propre nuit lui revint en mémoire : lui aussi avait bu beaucoup, mais comparé à elle, il ne ressentait pas les effets de l’alcool. Le virus qui coulait dans ses veines se chargeait d’éliminer les molécules d’alcools dans son sang, afin qu’il ne soit jamais sujet à ses effets. C’était l’un des effets secondaires qu’il détestait le plus, désormais il ne pouvait plus avoir de cuite, et pourtant, dieu savait combien il en avait besoin parfois. Lors de l’une ou l’autre de ses nuits pleines de cauchemars où il s’était réveillé en sursaut, recouvert de sueur, il avait l’idée fugace de vider son corps de tout le sang qu’il comportait, ainsi, avec un peu de chance, le virus n’aurait plus aucun effet sur lui. Mais c’était ridicule, et il le savait. Que se soit le virus où toutes les expériences qu’il avait subit aux mains des scientifiques de Prophètes alors qu’il n’était encore qu’un embryon dans le ventre de sa mère, ceux-ci avaient modifié irrémédiablement son organisme, plus rien ne changerait cela désormais, malgré tous les efforts qu’il avait déjà mis en œuvre pour se débarrasser de tout ça. Il voulait boire jusqu’à ce que son corps ne puisse plus rien avaler, et avoir une gueule de bois monumental le lendemain. Mais il ne connaitrait plus jamais ça.

Mais bref, pour en revenir à la situation présente, Debrah continuait de s’avancer vers l’agent double. L’expression sur son visage étonna Aleksis, elle ne faisait même pas attention à l’arme qui était toujours braquée sur elle. Elle était complètement décontractée. Mais qu’avait-elle en tête ? Lorsqu’elle arriva face à ce dernier, le canon de l’arme toujours pointé vers elle, il voulut avoir un mouvement de recul, faire un pas en arrière, mais il se retint au dernier moment : ça aurait été montré qu’il était en position de faiblesse, or, ça devait être le contraire… si Debrah ne continuait pas d’afficher ce sourire mystérieux. Puis, tout ce qui se passa ensuite parut aller au ralentit : cette dernière, du bout d’un doigt, écarta lentement le canon du revolver. Une petite voix hurlait au russe de faire un pas en arrière et de remettre le canon de l’arme contre le crâne de cette femme, mais il n’en eu pas le temps. Car ce qui se passa ensuite était tout simplement impossible, relevant d’une hallucination sans doute, ou bien il rêvait et il allait se réveiller dans son appartement d’ici quelques secondes. Malheureusement, il savait que c’était la réalité, et il sentait que ça allait mal tourner par la suite.

Debrah se rapprocha encore un peu plus… jusqu’à ce que ses lèvres entrent en contact avec celles d’Aleksis, fermant les yeux au passage. Qu’est-ce que c’était que cette blague ? Qu’est-ce qui lui prenait ? Cette situation était tellement insolite que Louis en resta interdit, ne sachant pas comment réagir. Puis, un souvenir fugace revint à son esprit, c’était une nuit dans la forêt de Raccoon City. Ca semblait remonter à des siècles. Malgré tout, il n’en aurait pas été tellement surprit si Debrah n’y mettait pas tant de ferveur, comme pour convaincre l’assemblée – enfin, juste Louis et Aïtia – de quelque chose, mais quoi ? Ce dernier se surprit alors à répondre au baiser de celle qu’il menaçait encore y a une vingtaine de secondes de son revolver.

L’esprit d’Aleksis était embrumé, il ne savait plus exactement quoi penser, ni quoi faire. A quand remontait la dernière fois qu’il avait été si désarmé ? Il ne s’en souvenait même plus. Après un effort surhumain, il récupéra un semblant de conscience, mais se fut une demi-seconde trop tard : lorsqu’il comprit pourquoi Debrah avait fait ça, ce geste si insolite venant d’elle, il était trop tard, il n’eu pas le temps de réagir. La détonation partit au moment même ou Louis rompait ce contact normalement si intime. La balle atteignit la rouquine de plein fouet, la faisant chuter au sol. La réaction de ce dernier fut immédiate, il repoussa d’une main Debrah, faisant également un pas en arrière, pointant à nouveau son Colt Python sur elle, l’index frôlant la détente. Il allait tirer… mais il ne le fit pas finalement. Louis comprit à ce moment là que cette dernière le savait depuis le début, qu’il ne lui tirerait pas dessus, qu’il n’y arriverait pas.

Pour une fois, Aleksis laissa tomber son masque de neutralité pour afficher une expression plus grave, mais qui n’était ni de la colère, ni de la haine. Remettant lentement son arme dans son holster, il se détourna de Debrah. C’était finit. Il observa Aïtia un moment, celle-ci venait de sortir quelque chose d’une poche intérieure avant de se laisser aller vers une nuit éternelle. Se rapprochant d’elle d’un pas lent, il vint s’accroupir à coté d’elle. Il ne pouvait plus rien faire pour elle, il avait manqué à son engagement. Mais d’après ce qu’elle avait dit, elle n’avait jamais espéré vivre plus longtemps qu’aujourd’hui, de plus, l’étrange sourire qu’elle afficha dans les dernières secondes de sa vie sous-entendait que, d’une certaine manière, elle n’avait aucun regret. Ne sachant pas pourquoi il faisait ça, Aleksis porta une main jusqu’à son visage et répéta le geste qu’il avait fait y a longtemps, la première fois qu’il l’avait vu, alors qu’elle venait de servir d’objet sexuel à un mec du Cartel de Juarez. Il lui écarta une mèche qui lui tombait devant ses yeux désormais fermés à jamais. Geste de pitié ou de compassion ? Aucune idée. La seule chose dont Aleksis était certain, c’est que durant sa vie, beaucoup de personne à qui il s’était attaché étaient morts par sa faute, à commencer par Sandra. Cette dernière n’était que la première d’une longue liste qu’il préféra chasser de sa mémoire. Cette liste aura tout le temps de revenir le hanter durant ses cauchemars.

On ne pouvait pas vraiment dire qu’Aleksis était attaché à Aïtia, mais cette mort lui faisait un quelque chose de bizarre… peut-être que le fait d’avoir survécu ensemble au Cartel avait établit un certain lien qu’il ne soupçonnait pas avant cette minute. A la base, il n’était venu ici que pour respecter ses engagements et avoir les réponses qu’il voulait. Ne sachant pas trop pourquoi, il ramassa les papiers d’identité de la pauvre rouquine puis se releva, avant de se tourner à nouveau vers Debrah. Il avait récupéré son expression de neutralité. Son cerveau lui hurlait de ne pas faire une seule allusion à ce qui venait de se passer et de lui demander les informations qu’il voulait. Cependant, lorsqu’il parla, se fut avec cynisme.*

– Et maintenant ? Que vasa-tu faire ? Rentrer chez toi et faire comme si de rien n’était ? Informer ton supérieurs – ou qui que se soit je m’en fous complètement – pour leur signaler que la mission est un succès ? Ou bien tu vas tout simplement aller te souler pour oublier ce qui vient de se passer ?

*Il jeta ensuite les papiers d’identité d’Aïtia aux pieds de Debrah. Elle n’en aura plus besoin.*

– Tiens, c’est toi qui lui avait donné une nouvelle identité, quitte à lui avoir hotter la vie, autant le faire jusqu’au bout.
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Aïtia Kovoläk

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MessageSujet: Re: Au commencement, la fin. [with Chapman]   Lun 22 Oct 2012 - 21:46

*Après quelques secondes de silence, une main gantée vint s’emparer des papiers jetés plus tôt. L'identité d'Aïtia n'était plus qu'un bout de papier, rien de plus, et celle qui venait désormais de s'en emparer le savait : ils ne valaient plus rien. Par réflexe et méfiance, cependant, elle les glissa dans la poche interne de sa veste en cuir sans l'ombre d'un remord. Elle n'écouta que d'une oreille distraite son interlocuteur qui semblait vouloir la provoquer. Au lieu de ça, elle se contenta d'un léger soupir avant que son regard ne s'assombrisse bien plus que d'habitude. Elle n’avait de comptes à rendre à personne. Son action était simplement la finalité de ses règles personnelles, son propre code de conduite. Il n’y avait ni connaissances, ni collègues, ni employeur à informer du crime qu’elle venait délibérément de commettre. Mais expliquer les raisons de ce meurtre était sans intérêt, et c’est pourquoi elle ne s’y attarda pas plus que ça. La brune retourna simplement s'asseoir dans l'ombre qu'elle avait quitté plus tôt. D'humeur légèrement maussade, elle s'empara non pas d'une arme mais d'un paquet de cigarette. Elle en sortie une et l'alluma aussitôt, posant la petite boîte cartonné juste à sa droite. Il s'agissait d’ailleurs d'une chose capable de trahir son état d’esprit si on la connaissait assez : une chose dont très peu de gens pouvaient se vanter. Elle tira une première taffe en fermant les yeux, puis une deuxième, avant de les rouvrir pour planter un regard glacial dans celui qu’aurait pu perturber le déroulement de cette matinée.*

- … Je vais simplement honorer son marché. Alors vas-y, poses tes questions qu’on en finisse,
déclara-t-elle simplement.

*A dire vrai, une telle chose était plutôt inhabituel chez elle. Elle qui, en temps normal, aurait déjà quitté les lieux sans un regard ni un mot. Elle se serait contenté de reprendre sa route sans que les événements ne lui fassent ni chaud ni froid, avec une simplicité quasi-extrême. Mais là, juste cette fois, elle acceptait de parler. Elle ne jurait pas la strict vérité dans ses moindres détails, mais peut-être était-ce un début... Non. En réalité, elle était juste fatigué de cette histoire. Et si cet homme continuait ainsi à chercher les réponses, il finirait forcément par se mettre en travers de son chemin sans même le savoir. Elle pouvait toujours l'envoyer chercher à quelques milliers de kilomètres ce qu'il voulait, bien sûr, seulement une tel chose ne garantissait en aucun cas la tranquillité par la suite à la jeune femme. Sans doute était-ce donc ça, au final, la clé de sa réaction : Aleksis commençait sérieusement à la fatigué à force de lui tenir la jambe, et elle souhaitait simplement qu'il la lâche un peu. Non pas qu'il l'avait jusque présent réellement gêné -ou très rarement-, mais plutôt qu'elle savait que le temps ferait empirer la chose. Alors, puisque l'occasion s'en présentait, pourquoi ne pas la saisir ?...*


- Et magnes-toi, j'ai autre chose à faire.


*Au même instant, elle entendit la voix de Dan' par l'intermédiaire de son oreillette. L'idiot avait quelque peu débordé sur son affaire et se retrouvait en pleine fusillade au Sud de ce même quartier. A l'en croire, il ne serait pas présent avant un bon quart d'heure, voir plus si les choses empiraient d'avantage. Fâcheux, mais il se rattrapait sur un point : il avait le document demandé, et c'était tout ce qui comptait. L'ancien agent des S.T.A.R.S devrait donc supporté son interlocuteur encore quelques temps... Ca, c'était plus problématique. Quoi que, tout dépendait des questions qu'il poserait et, accessoirement, de ce qu'il ferait. Dans tous les cas, il était clair qu'il n'aurait aucun intérêt à chercher la provocation : si Debrah était calme en apparence, elle savait parfois faire preuve d'une impulsivité franchement extrême. Ce trait de comportement imprévisible lui avait d'ailleurs souvent causé problème, et en particulier lorsqu'elle était plus jeune. Non pas que le fait de vieillir l'avait assagit, mais plutôt qu'il fallait désormais vraiment tomber sur un mauvais jour pour qu'elle s'emporte. Un jour comme celui-ci, en fait...*

*Son oreillette grésilla à nouveau. Il s'agissait cette fois-ci d'Alex', pour prévenir que tout s'était passé comme prévu de son côté. Tant mieux ! Il aurait été regrettable de devoir passer faire le ménage derrière... Surtout que la brune n'avait ni le temps, ni l'envie de s'y coller. Les conneries de Dan' étaient suffisantes en soit, même si elle savait pouvoir en tirer profit par la suite. Et dire qu'a la base, c'est elle qui aurait dû s'en charger... Seulement les erreurs de la rousse avaient été trop importante, et Debrah avait dû déléguer ses propres affaires a celui en qui elle avait le plus confiance en cet instant pour pouvoir régler le reste sans prendre de retard. Pour la première fois depuis longtemps, elle regrettait vraiment d'avoir refusé les congés qu'on lui avait accordé. Non pas qu'elle aurait voulu être en vacance, mais juste ailleurs, loin d'ici... Quoi que. Elle aurait pu être à dix milles bornes, qu'elle aurait rappliqué à cause de la propriétaire de cette foutue boîte. Alors en fait... Non, ça n'aurait absolument rien changé.*
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MessageSujet: Re: Au commencement, la fin. [with Chapman]   Lun 12 Nov 2012 - 20:17

*Observant toujours Debrah, la colère de l’agent double commençait à rabaisser. Pas qu’il ait pardonné à cette dernière son meurtre, mais il savait que ça ne servait à rien. Si lui était quelqu’un qui ne montrait que très rarement ses émotions, elle, par contre, ressemblait plus à une machine parfois. Malgré tout il était mal placé pour la juger, donc il ne fit rien. Tandis qu’elle allait se rassoir, lui jeta un dernier regard vers le cadavre de la jeune femme, qui ne danserait plus jamais comme elle le faisait si bien habituellement. Il préféra cependant ne pas penser comment elle avait apprit à faire tout ça.
Avec un profond soupir, il contourna le bar pour aller prendre une bouteille de whisky sur l’une des étagères. Il la regarda longuement. Il avait besoin de décompresser, mais il savait que l’alcool ne servait à rien, malheureusement, il n’y avait rien d’autre actuellement. Il retira ses lunettes de soleil qu’il déposa sur le comptoir, se pinçant ensuite l’arrête du nez. Il sentait un mal de crâne naitre.*


– … Je vais simplement honorer son marché. Alors vas-y, poses tes questions qu’on en finisse.

*Aleksis ne put s’empêcher de poser ses yeux rouges sur Debrah. Il était certain qu’une certaine surprise pouvait se lire dans ceux-ci, mais il regagna bien rapidement son masque d’impassibilité. Malgré tout, il continua d’observer son opposante. Elle avait juste l’air las, mais il était certain qu’il y avait anguille sous roche et qu’elle n’allait pas donner des réponses aussi facilement. Honorer le marché d’Aïtia qu’elle disait…
Débouchant la bouteille, il la porta à ses lèvres et but une longue lampée. Ca faisait du bien, même si, encore une fois, les effets de l’alcool ne se faisaient pas ressentir. Il avait l’impression d’être comme Tantale dans la mythologie grecque, le fils de Zeus, qui fut condamné à passer l’éternité dans le Tartare sans pouvoir manger quoi que se soit. Il était un peu comme ça actuellement, il voyait l’alcool, il ressentait le gout, mais ça ne lui faisait rien, ça lui échappait. Malgré tout, il insista et but une deuxième gorgée avant de poser la bouteille sur le bar et de s’y appuyer des deux mains. Son regard tomba à nouveau sur Debrah.

Des questions, oui, il en avait, beaucoup même, surtout à elle. Mais la plupart, il savait qu’elle ne répondrait pas ou bien qu’elle ferait comme si elle ne connaissait pas la réponse. Il y avait, bien évidemment, le projet Pandora, ce fameux projet… ce truc qu’elle avait utilisé pour lui effacer la mémoire il y a de cela déjà des années. Il avait récupéré certaines parties de sa mémoire, des brides, mais pas tout. Il y avait encore de nombreuses zones d’ombre qui n’étaient jamais revenues, et seul Debrah – du moins il l’espérait – pouvait savoir comment les récupérer. A moins que tout soit réellement perdu, effacer, oublier, et qu’il ne puisse plus rien récupéré. Dans ce cas là, c’était une partie de sa vie qui s’étalait sur plusieurs années qui était complètement irrécupérable. En fait, bizarrement, si c’était le cas, il ne serait pas vraiment en colère, pas complètement du moins. Aleksis n’était pas quelqu’un de spécialement attacher à son passé, et surtout pas cette partie là, quand il était au service de Prophète dans l’Unité 23. Depuis, lorsqu’il avait commencé à récupéré quelques brides de ses souvenirs, il avait été l’ennemi de ses frères de jadis, et il en avait tué beaucoup… la plupart sans une once de remord. Si ce n’est Natacha. Il chassa rapidement cette pensée pour revenir sur Debrah, les questions sur Pandora attendront. D’autre question avait besoin de réponses plus urgentes.
Son bras commença à trembler très légèrement, les spasmes étaient de retour. Fermant les yeux, il tenta de les contrôler.*


Tu sais ce que tu dois lui demander Louis.
Elle n’est au courant de rien, j’en suis convaincu.
Cette fille est toujours au courant de quelque chose, elle sait plus de chose que toi.


– Que sais-tu à propos de l’ile de Syrtez, en Amérique du Sud ? Elle est dirigée par le Général Zorgin. Est-ce que tu peux me donner des informations à son sujet ?

*Les chances pour qu’elle soit au courant de quelque chose étaient à peu près nul. Lui-même ne connaissait pratiquement rien de ce Général Zorgin, sauf une seule chose : tu n’entre pas sur son île à moins d’être un ami. Ce qui, dans le cas d’Aleksis était loin d’être le cas. Pourquoi il s’intéressait tant à cette île ? Tout simplement parce qu’à sa connaissance, c’était le seul endroit où il pourrait trouver ce qui le sauverait, ou du moins, lui donnerait un sursis supplémentaire, ralentissant peut-être la destruction de son organisme par le virus qu’il avait dans ses veines.*

– Je voulais te demander aussi, comment fait-on pour inverser les effets de Pandora ?

*Inutile d’en dire plus, il savait parfaitement qu’elle avait comprit de quoi il parlait. Buvant une nouvelle lampée de whisky, Aleksis observa à nouveau Debrah pour voir sa réaction face à sa dernière question.*
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Au commencement, la fin. [with Chapman]

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